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Bilan 2015 des galas et boxeurs du Groupe Yvon Michel

Yvon Michel et Adonis Stevenson

Par Jean-Luc Autret

Au cours des dernières semaines, l’équipe de 12 Rounds s’est donné comme but de distribuer, tout comme nous l’avions fait en 2013 et en 2014, un certain nombre de prix de fin d’année dans des catégories classiques ou moins habituelles. Mais pour être certain de bien refléter la réalité de la boxe québécoise, nous avons eu l’idée de d’abord vous offrir une série de quatre articles préalables à cette distribution de prix.

Pour chacun de ces quatre articles, nous avons demandé à une personnalité bien connue associée directement à une organisation de boxe québécoise de décerner six prix en lien avec les galas ou les boxeurs de son organisation.

Aujourd’hui, nous vous présentons les choix de Bernard Barré, vice-président opérations et recrutement du Groupe Yvon Michel (GYM). Son bilan de l’année prend en compte les performances des boxeurs de GYM de même que celles de tous les pugilistes qui ont participé à l’un des galas du groupe, soit les galas du 4 avril au Colisée Pepsi à Québec, du 15 août au Centre Bell à Montréal, du 11 septembre à Toronto et du 28 novembre au Centre Vidéotron à Québec.

Voici donc les choix de Barré, accompagnés de ses commentaires.

Moment cocasse de l’année : Le 11 septembre à Toronto, le combat féminin entre Sandy Sakoris (13-2-0, 6 KO) et Shannon O’Connell (11-4-1, 6 KO) a littéralement volé la vedette du gala. Personne ne s’attendait à ce genre de spectacle, les deux filles se sont livré toute une bataille. Il s’agit sans l’ombre d’un doute du meilleur combat féminin que j’ai vu de ma carrière.

Surprise de l’année : En territoire étranger, Kevin Bizier (25-2-0, 17 KO) a déjoué les pronostics et il a dominé de bout en bout le protégé d’Abel Sanchez, l’invaincu Fredrick Lawson (24-1-0, 20 KO). En l’emportant à Miami, Bizier s’est fait connaître aux États-Unis, mais surtout il a obtenu l’opportunité d’affronter le champion du monde IBF l’Anglais Kell Brook.

Une autre grande surprise cette année est arrivée lors de la demi-finale du gala du 28 novembre. Le protégé de Don King et aspirant mondial no 1 Amir Iman (18-1-0, 15 KO) a été surpris par la ténacité du Mexicain Adrian Granados (18-4-2, 12 KO), qui a forcé l’arbitre à arrêter le combat au huitième.

KO de l’année : Le choix du plus beau KO a été facile à faire. Artur Beterbiev (9-0-0, 9 KO) a été époustouflant face à l’ancien champion du monde Gabriel Campillo (25-8-1, 12 KO). Certains ont même comparé ce KO à celui de  Rocky Marciano sur le champion des poids lourds de l’époque, Jersey Joe Walcott

Round de l’année : J’accorde le round de l’année au 12e échange entre Eleider Alvarez (19-0-0, 10 KO) et Isidro Prieto (25-1-3, 21 KO). L’Argentin d’adoption a donné le tout pour le tout en lançant de nombreuses bombes dans le but évident de sauver sa fiche parfaite.Pour regarder ce roud en question, rendez-vous à la 50e minute de ce vidéo.

Combat de l’année : La performance offerte par Lucian Bute (32-3-0, 25 KO) face à James DeGale (22-1-0, 14 KO) est pour moi le combat de l’année. Le Québécois d’adoption a été compétitif tout au long du duel, en plus de remporter un certain nombre de rounds. Il a su raviver l’espoir chez ses supporteurs.

Boxeur de l’année : L’unique champion du monde québécois, Adonis Stevenson 27-1-0, 22 KO), a su poursuivre sur sa lancée entamée en juin 2013. Le puissant cogneur a fait ce qu’il avait à faire en dominant Sakio Bika (32-7-3, 21 KO) en avril puis en passant le KO en moins de trois rounds à Tommy Karpency (25-5-1, 14 KO) en septembre.

En conclusion, selon Bernard Barré: «L’évolution de nos boxeurs nous permet d’affirmer que nous avons maintenant les atouts pour que l’année 2016 soit encore meilleure que 2015. En plus de nos gros galas à venir avec les Stevenson, Alvarez, Beterbiev et Bizier, nous sommes de retour au Cabaret du Casino, et ce, dès le 21 janvier. Ces plus petits galas nous permettront de bien développer notre relève, incluant Custio Clayton et Érik Bazinyan».

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