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Des nouvelles de Kevin Bizier

Par Jean-Luc Autret

Kevin Bizier (21-1-0, 14 KO) n’a pas fait beaucoup parler de lui depuis son revers contre Jo Jo Dan le 30 novembre, mais soyez sans crainte, il est loin d’être déprimé. Nous avons pris contact avec lui afin de vous donner des nouvelles bien fraîches.

Retour sur le 30 novembre

Après son combat avec Jo Jo Dan, qui s’est terminé par une décision partagée (110-117, 116-111, 113-114), Kevin avait déclaré être le gagnant du combat parce que c’est lui qui avait porté les coups les plus puissants. Trois mois plus tard, le droitier fait un retour sur le duel : « Je cherchais trop à placer mes gros coups et je me sentais trop confiant. Le camp d’entraînement a tellement bien été que je pensais que je le dominerais aisément. J’ai plus respecté Nate Campbell et Lanardo Tyner. La grande leçon de mon combat, c’est de ne plus me faire prendre à être trop confiant ».

« J’ai revu le combat à quatre reprises et j’ai identifié plusieurs petits détails à travailler, ce que je fais depuis le début janvier avec mon père. S’il y a un aspect auquel on ne me reprendra pas, c’est certainement la préparation de ma main arrière. Jo Jo a tellement fait attention à mon crochet de gauche que j’étais incapable de le placer. J’aurais dû mieux préparer mon crochet de la main arrière, ça l’aurait probablement dérangé et j’aurais pu ensuite placer mon gros crochet », ajoute le boxeur de 29 ans.


Ionut Dan Ion vs Kevin Bizier 2013-11-30 par tiguidou421

Citoyen de Québec à nouveau

Kevin Bizier est originaire de St-Émile, un quartier de Québec qui était encore une municipalité avant les fusions forcées de 2002. Devenu professionnel en 2008, il s’était installé à Laval avec sa conjointe pour favoriser la progression de sa carrière, mais sa vie familiale a évolué et l’a amené à faire des changements.

« En mai dernier, nous avons vendu la maison à Laval et nous sommes revenus à Québec. Ce choix est avant tout dû à la famille. Puisque nous sommes parents depuis 1 an, c’est pas mal plus facile, nos deux familles sont à Québec », explique celui qui a gardé un pied à terre pour être pleinement à Montréal durant ses camps d’entraînement.

Prochain combat, c’est pour quand ?

Depuis le début janvier, Kevin est à l’entraînement avec son père Rémi, qui a toujours été dans son coin. Loin d’être mal pris, le mi-moyen se prépare dans de nouveaux locaux puisque le Club Le Cogneur a emménagé sur la 4e avenue dans Limoilou le 6 janvier. La superficie du club a quadruplé par rapport aux anciens locaux.

Le cogneur

« Je suis déjà rendu à l’étape d’accepter un combat avec un délai de 4 à 6 semaines. Je dois parler dans les prochains jours avec Marc Ramsay et Yvon Michel pour avoir des nouvelles pour le gala d’avril. J’aimerais pouvoir me battre sur cette carte et sur celle du 24 mai aussi », affirme-t-il.

Classé 7e à l’IBF, il ne souhaite pas affronter des boxeurs qui ne le feront pas progresser. « Je ne veux pas faire du surplace à nouveau. Après mon combat contre Tyner, j’ai plafonné parce que je ne me suis pas battu pendant dix mois. Je veux des adversaires de qualité qui sont devant moi avec l’intention de gagner. Je suis même prêt à sortir du Québec pour défier et vaincre des boxeurs classés mondialement » de conclure celui qui a été champion canadien amateur à sept reprises et qui s’est battu notamment en Chine, en Australie, en Finlande, à Cuba et devant de nombreuses foules hostiles.     

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