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Éric Martel-Bahoéli, double champion canadien le 25 octobre?

eric martel

Par Jean-Luc Autret

Le poids lourd de Québec a perdu son combat en Angleterre, mais il est loin d’avoir mis un terme à sa carrière de boxeur. Le 12 septembre, il se battra au Hershey Centre à Mississauga en Ontario contre Neven Pajkic (17-1-0, 5 KO) et le titre canadien de la National Championships Committee (NCC) sera à l’enjeu.

Éric Martel-Bahoéli (10-4-0, 7 KO) détient toujours sa ceinture de la Canadian Professionnal Boxing Council (CPBC), en l’emportant il deviendra le premier poids lourd canadien à détenir ces deux titres en même temps. Pour en apprendre un peu plus sur les différentes associations canadiennes, nous vous suggérons de lire cet article que mon collègue Martin Achard a publié il y a quelques semaines.

Mise-à-jour : Ce combat est toujours prévu mais il y a trois changements importants, soit la date, le lieu et l’ajout du titre de Martel à l’enjeu. Puisque le duel sera présenté ultérieurement par TSN, ceux-ci ont demandé à ce que la confrontation ait lieu le 25 octobre et le gala est déplacé au Mattamy Events Center à Toronto, il s’agit de l’ancien domicile des Maple Leaf.

Une opportunité en or

Eric Martel et François DuguayLe protégé de François Duguay est très motivé par ce nouveau défi. «  J’ai signé mon contrat la semaine dernière et je suis en mode préparation depuis déjà deux semaines. Je connais un peu Pajkic, c’est un guerrier acharné qui va se battre jusqu’à la dernière seconde. Nous n’avons pas encore complété notre analyse de lui, mais selon sa fiche c’est plus le genre à obtenir des KO en mettant beaucoup de pression qu’en envoyant des coups dévastateurs », nous a-t-il confié.

Martel n’a pas sauté sur la première offre venue. Il a notamment eu des discussions pour affronter Oscar Rivas le 22 août, mais le délai était un peu court. « Il s’agit de ma troisième grosse préparation en moins d’un an alors qu’il ne s’est pas battu depuis plus d’un an et demi. C’est l’occasion idéale pour moi de faire oublier ma défaite à Sheffield. En l’emportant le 12 septembre, je renforce ma crédibilité au Canada, j’aurai deux titres canadiens et les opportunités de combats vont continuer » ajoute-t-il.

Le soutien de ses commanditaires et de son équipe de préparateurs physiques donnent une grande confiance à « The Hammer ». « Je devrais mettre les gants avec Simon Kean, Didier Bence et Sylvera Louis et je serai prêt à me battre aussi longtemps qu’il le faudra pour le vaincre », affirme celui qui en sera à son premier combat en Ontario.

Qui est Neven Pajkic ?

Le Torontois d’origine serbe a un parcours un peu semblable à Martel. Il est devenu champion canadien de la NCC en mars 2010 en battant Grzegorz Kielsa par décision unanime (100-90, 99-91, 99-91). Puis trois mois plus tard, il a accordé un combat revanche qui s’est terminé de la même façon (100-90, 99-91, 99-91).

En novembre 2012, Pajkic a tenté sa chance en Angleterre pour mettre la main sur le titre du Commonwealth. Tout comme Martel ça s’est terminé rapidement. Il a subi sa première défaite professionnelle face à Tyson Fury, le combat a duré trois rounds.

Depuis la fin de 2010, le boxeur de 36 ans est représenté par Wild Card Promotions, une firme qui est la propriété de Rick Smiciklas, le fondateur de la chaîne de restaurants Wild Wing, spécialisée dans les ailes de poulet. Inactif depuis décembre 2012, Pajkic en sera à la troisième défense de son titre canadien.Voici justement sa dernière prestation sur un ring.

Retour sur Lucas Browne

Vaincu par KO au cinquième round en avril dernier, Éric Martel-Bahoéli a bien voulu faire un retour sur ce duel. « La force de frappe de Browne est très lourde, il ne lance pas beaucoup de coups mais il sait être précis et mettre de la pression au bon moment. Au deuxième round, il m’a vraiment fait mal à la tête, pour le reste du combat, j’avais une forte douleur due à ce coup », affirme le boxeur de 32 ans.

« Après le combat, Browne m’a dit que je cognais dur et que je l’avais stressé au point qu’il avait peur de perdre le combat. Son équipe était très contente de la qualité du combat et on m’a félicité pour être venu me battre », ajoute celui qui est bien conscient qu’il a, quand même, perdu ce combat.

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