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Il y a 19 ans, Stéphane Ouellet démolissait Alex Hilton en 3 rounds

Par Martin Achard

Il y a 19 ans aujourd’hui, le 3 avril 1998, Stéphane Ouellet (24-1-0, 16 K.-O.) signait l’une de ses victoires les plus convaincantes en carrière en mettant T.K.-O. Alex Hilton (33-4-0, 22 K.-O.) au troisième round, dans la finale d’un gala présenté au Centre Molson.

Le «Poète» avait totalement dominé l’affrontement, le second à être disputé entre les deux hommes. Il s’était imposé grâce à son jab dès la première reprise, avait touché la cible avec de solides combinaisons dès la deuxième, puis avait envoyé Alex au tapis d’une combinaison gauche-droite à la troisième, avant de le malmener dans les câbles et de forcer l’arbitre Tony Crivello à mettre un terme au massacre, au même moment où Dave Hilton Sr se précipitait dans le ring pour secourir son fils et protégé.

«Il a la classe d’un deuxième aspirant mondial», avait humblement concédé Alex après sa défaite. «Il est rapide, il se déplace bien, il a de bonnes mains». Le gérant de Ouellet, Yvon Michel, avait pour sa part renchéri sur les propos du vaincu en affirmant: «si Stéphane demeure dans les mêmes dispositions que pour ce combat, je ne vois pas de boxeur au monde capable de le battre. Ni Keith Holmes ni Otis Grant». Quant au Saguenéen, qui s’était approprié le titre canadien vacant des poids moyens par son triomphe, il déclara avec conviction: «j’en ai fini avec les Hilton, on passe à autre chose!». En prononçant ces paroles, il ne pouvait semble-t-il se douter qu’au cours des deux années et demie suivantes, il allait en fait en avoir plein les bras avec le frère aîné d’Alex, Dave Jr, contre qui il allait livrer trois combats qui furent particulièrement éprouvants pour lui, autant sur le plan physique que sur le plan émotionnel.

Signalons en terminant un fait d’importance: le gala Stéphane Ouellet-Alex Hilton 2, qui attira une foule fort respectable de 11582 amateurs, fut le tout premier programme organisé par un groupe dont le nom allait devenir bien connu dans l’univers du sport au Québec, à savoir InterBox. La nouvelle firme de promotion, qui était alors financée par Hans-Karl Muehlegg, mit bien entendu le paquet pour cet événement inaugural, entre autres en invitant à Montréal des légendes du ring comme Archie Moore, Yvon Durelle, Jake LaMotta et Beau Jack.

Parmi les spectateurs présents le soir du gala, on put entre autres remarquer l’ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney, plusieurs personnalités artistiques ou médiatiques comme Patrick Huard et Julie Snyder, et même — signe d’une époque particulièrement mouvementée dans l’histoire du Québec — quelques membres du groupe de motards les «Rockers».

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