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Le prochain défi de Schiller Hyppolite

Jean-Francois Bergeron Schiller Hyppolite

Par Jean-Luc Autret

Schiller Hyppolite (14-1-0, 10 KO) est actuellement classé 12e à la WBC et 14e à l’IBF dans la division des super moyens (168 livres). Il s’agit probablement du boxeur québécois classé mondialement qui reçoit malheureusement le moins d’attention de la part des grands médias. Nous l’avons rencontré récemment alors qu’il peaufinait sa préparation en vue de son combat de demain soir face à Ricardo Marcelo Ramallo (17-6-1, 12 KO).

En demi-finale de Jean Pascal

Le 6 décembre dernier, le droitier de 28 ans s’est retrouvé dans une belle position. Plusieurs se rappellent la séquence des événements : au départ, Bute affrontait Bolonti et Pascal se frottait à Donovan George, puis Bute s’est retiré et InterBox a mis de côté George pour proposer un Pascal VS Bolonti qui a fini de la pire façon.

Schiller Hyppolite a l'entrainementEn fait, probablement que le gagnant de tous ces changements fut Schiller Hyppolite qui s’est retrouvé à obtenir beaucoup de visibilité en étant en demi-finale et en se battant pour un titre mineur de la WBC. Après une domination de onze rounds, il a su forcer l’arbitre à interrompre son duel avec Norbert Nemesapati (15-1-0, 14 KO).

« Ce combat s’est fait dans la division des mi-lourds, mais je suis monté sur la balance à 170 livres. Nous avons changé de catégorie parce que ça nous a permis de nous battre pour le titre WBC International argenté et ça m’a permis de passer de 15e à 12e à la WBC. Je suis très content de ce combat, ça m’a permis de confirmer ma condition physique et de battre un bon cogneur », nous explique Schiller Hyppolite.

« Ç’a été bien le fun de faire la demi-finale et suite à la finale je me suis retrouvé à avoir fait le combat de cardo Marla soirée. J’en perçois encore les conséquences, je suis de plus en plus reconnu par des inconnus dans la rue », ajoute-t-il.

Qui est Ricardo Marcelo Ramallo  ?

Argentin de 32 ans, Ramallo est un droitier surnommé  « El Rayo » qui a de bonnes mains, une vitesse respectable, c’est un bon cogneur qui a une bonne diversité de coups. Ses faiblesses se situent au niveau de la contre-attaque, alors qu’il est un peu prévisible, il aurait aussi intérêt à améliorer son jeu de jambes pour faciliter ses déplacements.

À sa dernière sortie, Ramallo a surpris l’Ontarien Steve Franjic, et ce, en seulement 1:15 d’action au premier round. L’Argentin a déjà été champion WBC Latino et il a combattu des adversaires bien connus au Québec. En 2011, comme David Lemieux, il s’est incliné par TKO face au Mexicain Marco Antonio Rubio. Plus récemment, il s’est rendu en Irlande pour se mesurer au Franco-Camerounais Hassan N’Dam, qui l’a arrêté en quatre rounds à l’aide de son crochet de gauche.

« J’ai l’habitude de commencer mes rounds un peu trop lentement. Pour ce combat, j’aurai intérêt à bien m’ajuster pendant les 45 premières secondes de chaque round. Je m’attends à ce qu’il sorte fort à chaque fois », affirme le protégé de Jean-François Bergeron.

Une étape à la fois

Sans trop faire de bruit, Schiller Hyppolite est maintenant rendu à son cinquième combat de dix rounds et plus. Il est bien conscient que les opportunités peuvent maintenant se proposer à lui n’importe quand, mais il n’est pas pressé.

« J’ai encore une mentalité de boxeur amateur alors que l’on ne choisit pas ses adversaires. C’est Jean-François qui s’occupe de ça et moi mon travail c’est de les battre. Nous avons comme objectif de me bâtir une expérience diversifiée en affrontant tous les styles. Je sais qu’en juin, Camille Estephan prépare un gros gala avec Lemieux, pour l’instant je me concentre sur Ramallo et on verra qui sera le prochain », souligne Schiller Hyppolite.

En terminant, le boxeur a pu faire une comparaison entre le Colisée Cardin et le Centre Bell. « J’ai fait la demi-finale aux deux endroits et clairement l’ambiance est meilleure à Sorel. Les gens sont plus proches du ring et l’intérêt des amateurs n’est pas le même. À Sorel tout le monde se connaît, même l’un de mes anciens professeurs au secondaire connaît les parents de David Théroux. C’est vraiment le fun de pouvoir se battre là-bas », conclut-il.

 

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