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Mohamed Soumaoro en cinq questions

Par Richard Cloutier

Le boxeur super-léger de LaSalle, Mohamed Soumaoro (5-0-0), doit monter dans le ring demain le 15 septembre, à Managua, au Nicaragua. Il a rendez-vous avec le local Ramon Urbina (4-15-2). Le gaucher de Mascouche, Jan-Michael Poulin (3-1-2), figure lui aussi sur la carte. Il va pour sa part affronter Yoshinory Blandon (4-4-0), également un athlète local.

Natif de la Guinée, « Mo Money » Soumaoro, qui a passé son enfance à Cuba avant de venir au Canada, s’entraîne principalement au gymnase des frères Howard et Otis Grant, sous la férule de Jessy Ross Thompson. En prévision de ce prochain combat, 12Rounds.ca s’est entretenu avec lui.

1 – Pourquoi la boxe ?

Mohamed Soumaoro (MS) : J’ai commencé la boxe après mon arrivée au Canada. Comme tout jeune immigrant, je ne connaissais personne. Souvent je m’ennuyais et dans le temps, il y avait les galas de la série « Rapides et dangereux » qu’on pouvait voir à la télé.  Alors je me suis dit que j’aimerais bien essayer la boxe, que ça avait l’air le fun.

Mes boxeurs préférés sont Floyd Mayweather Jr, car il est juste trop intelligent sur le ring et a connu une carrière magnifique, ainsi que Juan Manuel Marquez, car pour moi c’est l’un des meilleurs contre-attaquants de tous les temps. Ces deux légendes m’ont inspiré et m’inspirent toujours vu que dans ma boxe, j’essaie d’intégrer ces deux styles, à ma manière, bien sûr !

2- Pourquoi avoir choisi de devenir professionnel ?

MS : J’ai décidé de faire le saut chez les professionnels parce que la boxe est devenue plus qu’un sport pour moi : c’est devenu ma vie et je serai un jour ce que je cherche, soit champion du monde. Oui, la boxe, comme n’importe quel sport, n’est pas juste, ni facile. Il faut faire beaucoup de sacrifices et souvent, comme on veut juste réussir, sans nous en rendre compte, on s’éloigne de tout et de tous. Comme dans tous les sports, c’est difficile de faire sa place, surtout quand on parle d’un sport de combat. Pour y arriver, il faut tout simplement se dire à chaque jour : how bad you want it !? Pour l’instant, il est difficile de trouver des combats, mais je sais que de victoires en victoires, je commence à frapper à la porte de chaque maison du Québec. Bientôt les amateurs connaîtront tous « Mo Money » !

3 – Quelles sont les différences dans ta préparation entre ta carrière chez les amateurs et les professionnels ?

MS : La différence entre le « Mo Money » chez les amateurs et celui qui a tourné pro est énorme. Je n’ai jamais eu l’envie de me rendre bien loin quand je boxais amateur. Je n’avais pas une grande motivation pour les compétitions, ni les combats. Tout ce que je voulais, c’était gagner de l’expérience, prendre confiance en moi et surtout, améliorer ma défensive. Maintenant chez les pros, je suis beaucoup plus fort mentalement et physiquement. Ma défensive est quasiment parfaite et je suis convaincue que mon style peut donner du trouble à n’importe qui.

Pour la suite, il n’y a pas vraiment un adversaire particulier que j’aimerais affronter pour l’instant. Je veux juste continuer d’apprendre chaque jour de la game, m’améliorer le plus possible et continuer de monter l’échelle.

4 – Quel est ton plus beau moment depuis cette première fois où tu es monté sur le ring ?

MS : Mon plus beau moment, c’est mon début chez les professionnels, car pour moi c’était comme un combat de championnat du monde. Vu que toute belle histoire a un début : ce 8 avril 2017, j’ai donc commencé la mienne. [Victoire sur Antonio Vergera (1-2-1) par TKO au 1er round à la Tohu de Montréal, NDLR].

5 – Comment te prépares-tu pour ton premier combat pro à l’extérieur du Canada ?

MS : Mon camp d’entraînement pour mon premier combat à l’extérieur du Canada se déroule très bien. Je me sens plus que prêt et je respire la confiance à 1000%. Je m’entraîne deux fois par jour comme pour tous mes combats et j’ai pu mettre les gants avec des amateurs et des pros comme Tony Luis et Yves Ulysse Jr, qui me poussent à fond pour sortir le meilleur de moi.

Mohamed Soumaoro

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