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Steven Harvey contre Zachary Bunce: un combat à surveiller le 28 mars à Gatineau

Par Martin Achard

Dans un combat prévu pour quatre rounds chez les poids lourds, le représentant du Club de Boxe de l’Est Steven Harvey (4-1-0, 2 K.O.) affrontera l’Américain Zachary Bunce (2-0-0, 1 K.O.), lors du gala que présentera Eye of the Tiger Management (EOTTM) le 28 mars au Hilton du Lac Leamy de Gatineau. Ceux qui ont eu la chance de voir les deux duels livrés par Harvey en 2013, contre Stéphane «Brutus» Tessier et Andras Csomor, se rappelleront des combats particulièrement riches en action, où les coups de puissance et les échanges endiablés abondaient. Le spectaculaire protégé de Douggy Berneche, âgé de 28 ans, a répondu il y a quelques jours à nos questions.

12rounds.ca: Tu étais considéré jusqu’ici comme un lourd-léger, mais ton prochain combat aura lieu chez les lourds. Est-ce un changement définitif de catégorie pour toi?

Steven HarveyS. Harvey: J’ai changé de catégorie pour le moment, car j’ai commencé, il y a peu, à travailler dans le domaine de la construction. Ce travail exigeant physiquement, combiné à mon entraînement en boxe, m’a fait prendre de 12 à 15 livres de masse musculaire, de sorte que je suis actuellement à 225 livres. Je pourrais éventuellement redescendre chez les lourds-légers, mais pour le faire correctement du point de vue du régime alimentaire, il faudrait que, chaque jour, je prenne plusieurs petits repas à quelques heures d’intervalle. Or la chose m’est impossible à l’heure actuelle, car mon travail ne me donne pas suffisamment de pauses pour m’alimenter ainsi.

12rounds.ca: Que sais-tu de ton prochain adversaire, Zachary Bunce?

S. Harvey: Je sais qu’il a fait une belle carrière chez les amateurs, mais il n’a pas été très convainquant jusqu’ici au niveau professionnel. J’ai entendu dire qu’il manquait d’assiduité à l’entraînement. Il est un partenaire d’entraînement régulier de Bermane Stiverne, mais faire du sparring est différent d’un vrai combat. Ma stratégie sera d’être plus actif que lui. Je compte m’imposer dès le début de notre affrontement et ne pas baisser de régime.

12rounds.ca: Quels sont tes buts de carrière?

S. Harvey: L’un de mes objectifs est de pouvoir vivre de la boxe et m’y consacrer à 100%. Je sais toutefois que ça n’arrivera pas tout de suite. EOTTM, par exemple, a choisi d’investir dans beaucoup d’athlètes en même temps, et leur écurie est actuellement complète. Je ne m’attends pas à ce qu’une victoire le 28 me vaille un contrat avec EOTTM ou un autre gros promoteur.

Cela dit, comme professionnel, ma situation est déjà en un sens plus facile qu’elle ne l’était chez les amateurs, où il m’est déjà arrivé de faire quatre combats en quatre jours lors d’un tournoi, puis de partir travailler tout de suite après mon dernier combat. Chez les professionnels, au moins, je bénéficie d’une période de 24 heures de repos avant de devoir retourner travailler.

12rounds.ca: Camille Estephan d’EOTTM a déclaré il y a quelques semaines qu’il comptait organiser dorénavant davantage de combats locaux. En tant que boxeur québécois, que penses-tu de cette décision?

Affiche 28 marsS. Harvey: Une partie de moi est spontanément et inconditionnellement d’accord avec cette orientation, mais je me dis aussi que des combats locaux vont laisser des taches aux dossiers des boxeurs d’ici. Une défaite ne gâche pas une carrière, c’est vrai, mais ça demeure une tache au dossier.

12rounds.ca: Certaines personnes prétendent qu’une défaite contre un combattant local est plus dure à encaisser pour l’égo et laisse donc des traces psychologiques plus durables. Es-tu d’accord avec ce point de vue?

S. Harvey: Non. Personnellement, j’aimerais beaucoup mieux subir la défaite contre un gars d’ici qui est bon que contre un boxeur étranger que personne ne connaît et qui n’ira jamais loin en boxe. C’est la valeur de l’adversaire, pas sa provenance, qui fait qu’une défaite est plus ou moins facile à digérer. Par exemple, j’ai mal pris ma défaite contre Chukwunoso Okafor à mon troisième combat professionnel, surtout que j’estimais que la décision aurait dû me revenir. Mais, au Jeux panaméricains, j’avais accepté avec une relative facilité ma défaite contre le Cubain qui a remporté éventuellement la médaille d’or.

Vidéo de Way Productions

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