Boxe québécoise pour tous les amateurs francophones – 12rounds.ca

Andy Gardiner contre Steve Franjic: un choc d’importance sur la scène canadienne

Par Martin Achard avec la collaboration de Jean-Luc Autret1513831_434370310023369_1720027952_n (2)

La demi-finale du gala que présentera vendredi soir Eye of the Tiger Management (EOTTM) au Centre Pierre-Charbonneau de Montréal mettra aux prises deux mi-lourds natifs du Canada anglais: Andy Gardiner (10-1-0, 6 K.-O.), qui a livré la quasi-totalité de ses combats professionnels au Québec et qui habite maintenant à Gatineau, et Steve Franjic (11-0-1, 6 K.O.) d’Orangeville en Ontario.

L’affrontement Gardiner-Franjic, prévu pour dix rounds, aurait facilement pu faire une finale dans la région de Toronto ou à Winnipeg, la ville d’origine de Gardiner. Il oppose en effet deux jeunes loups qui, si l’on fait abstraction d’Adonis Stevenson et de Jean Pascal, sont probablement à l’heure actuelle les deux meilleurs mi-lourds de nationalité canadienne. Et Gardiner et Franjic se dédient à temps plein à la boxe, et les deux ont accumulé les distinctions sur la scène amateur nationale. Ils se connaissent d’ailleurs bien, puisqu’ils se sont affrontés à trois reprises avant de passer chez les professionnels, livrant trois duels extrêmement serrés, dont deux se sont terminés à la faveur du Manitobain.

Il y a toutes les raisons de croire que leur premier combat dans les rangs payants prendra les allures d’une collision frontale. Autant Gardiner que Franjic, en effet, est en ce moment sur une pente ascendante, et a pu bénéficier d’un camp d’entraînement complet. Gardiner, qui est toujours entraîné par Éric Bélanger au club Final Round Boxing d’Ottawa, remontera dans le ring pour la première fois depuis sa plus qu’honorable défaite aux points en janvier contre Eleider Alvarez, au terme de laquelle il avait été ovationné par la foule du Centre Bell. Il s’est depuis ce temps remis d’une blessure au coude gauche, et il voudra à coup sûr remporter une première victoire depuis l’annonce de son association formelle avec EOTTM.

1504080_434370496690017_1943447639_nQuant à Franjic, il a mis la main à sa dernière sortie, en décembre 2013, sur le titre canadien des super-moyens du National Championships Committee (NCC), en défaisant par décision Gary Kopas à Edmonton. Le résident d’Orangeville, qui s’entraîne sous la direction de Bryon Mackie, a récemment signé un contrat avec Mark Erwin de WIN Sports Management, la firme ontarienne qui compte également sous son aile Marc Pagcaliwangan.

À quoi faut-il s’attendre dans ce duel? À 6 pieds 3 pouces, Franjic est un grand poids mi-lourd qui possède un avantage de taille (de trois pouces) et de portée sur Gardiner. Il a également l’habitude de bien utiliser d’un point de vue tactique ses attributs physiques dans le ring. Lorsque 12rounds.ca l’a contacté pour connaître son plan de match et savoir s’il s’attendait à stopper le très résistant Gardiner, il s’est dit prêt à toute éventualité.

«Mes entraîneurs et moi avons pratiqué différentes choses et nous sommes en mesure de faire face à tout ce que Gardiner pourra tenter dans le ring. Ce combat est un défi pour nous, mais nous saurons le relever», a-t-il affirmé. «Pour ce qui est de la possibilité d’un K.-O., c’est de la boxe professionnelle, donc un seul coup peut mettre fin au combat à tout moment. Si le K.O. se produit, alors il se produit. Sinon, j’ai les outils nécessaires pour aller à la limite des dix rounds».

1604565_597986493604103_1000349821_nCependant, Gardiner peut se vanter d’avoir déjà affronté en la personne d’Eleider Alvarez un adversaire incomparablement plus talentueux que tous les opposants de Franjic. Et il a livré des dizaines et des dizaines de rounds de sparring contre Alvarez, Lucian Bute et Artur Beterbiev, recevant d’ailleurs des félicitations sincères de Marc Ramsay pour être l’un des seuls boxeurs canadiens capables d’aller jusqu’au bout lors de séances de combat simulé avec le Tchétchène, un ancien champion mondial chez les amateurs qui a l’habitude de sérieusement malmener ses partenaires d’entraînement. En clair, Gardiner doit être considéré à ce stade comme plus avancé dans son développement comme boxeur que Franjic.

Selon Éric Bélanger, il est possible que l’Ontarien soit plus actif dans les deux premiers rounds que son protégé, mais ce dernier va progressivement mettre de la pression. «Plus le combat va avancer, et plus les choses vont se passer au corps-à-corps. Andy est en pleine forme et son repos pour soigner sa blessure au coude lui a fait beaucoup de bien. Il cogne vraiment plus dur qu’il y a six mois. Je m’attends à un K.-O. vers le septième round», nous a confié l’entraîneur.

Il s’agit également, pour l’essentiel, de notre prédiction: si Gardiner boxe méthodiquement et affaiblit son adversaire lors des premiers rounds en le martelant de coups au corps, il devrait selon nous l’emporter par arrêt de l’arbitre dans la seconde moitié du combat.

One Comment

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.