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Andy Gardiner: «Mes ambitions n’ont pas changé!»

Andy Gardiner à l'entrainement

Par Martin Achard

Après avoir accumulé dix victoires d’affilée en début de carrière et donné du fil à retordre à Eleider Alvarez dans une défaite par décision, Andy Gardiner (10-2-0, 6 K.-O.) a visité le plancher et subi un T.K.-O. contre Steve Franjic en juin dernier à Montréal. Je me suis entretenu hier avec le spectaculaire poids mi-lourd, qui a consacré la seconde moitié de l’année 2014 à sa récupération, et repris l’entraînement de façon plus sérieuse il y a quelques semaines.

 Andy Gardiner et Camille Estephan12rounds.ca: Est-ce qu’Eye of the Tiger Management (EOTTM) est toujours ton promoteur? Et quand aimerais-tu remonter dans le ring?

Andy Gardiner: Oui, je suis toujours associé à Camille Estephan et à EOTTM. S’il n’en tenait qu’à moi, je remonterais dans le ring demain, mais je dois m’assurer d’être revenu à un niveau suffisant. Je m’attends à ce que mon retour s’effectue en mars ou en avril.

12rounds.ca: Tu n’es âgé que de 27 ans, ce qui de nos jours est encore jeune pour un boxeur. Qu’est-ce que tu aimerais accomplir d’ici la fin de ta carrière?

Andy Gardiner: Mon objectif de carrière est exactement le même qu’en 2012 lorsque je suis devenu professionnel, à savoir remporter un titre mondial. Au début de 2014, j’étais sur une pente ascendante, mais j’ai encaissé des revers depuis. Il me faudra donc un peu plus de temps pour atteindre mon objectif, mais mes ambitions n’ont pas changé.

Franjic VS Gardiner le 13 juin12rounds.ca: Aimerais-tu obtenir un combat revanche contre Steve Franjic? Et avant de te battre pour un titre mondial, vises-tu un championnat canadien ou nord-américain?

Andy Gardiner: J’adorerais me rebattre contre Steve, et contre Eleider Alvarez aussi. Si je peux mettre la main sur une ceinture canadienne ou nord-américaine au cours de ma progression vers un titre mondial, alors oui, pourquoi pas?

12rounds.ca: Quel aspect de ta boxe crois-tu devoir améliorer pour devenir un pugiliste plus complet et réaliser tes ambitions?

Andy Gardiner: Il y a toujours du travail à faire, par exemple pour apprendre à mieux demeurer en équilibre. Mais je dirais que la priorité est de parfaire ma défensive en effectuant davantage de mouvements de la tête.

Andy Gardiner et Eric Belanger12rounds.ca: Depuis tes débuts chez les professionnels, tu t’es montré très loyal envers ton entraîneur Éric Bélanger et son club, Final Round Boxing à Ottawa, même si tu es originaire de Winnipeg, où habitent encore plusieurs de tes proches. Qu’est-ce que tu apprécies dans le coaching d’Éric?

Andy Gardiner: Je ne crois pas à l’idée selon laquelle il existerait un ou des entraîneurs vraiment meilleurs que tous les autres. Selon moi, il faut surtout que le coach et son boxeur travaillent bien ensemble. La relation entre Éric et moi remonte à loin. J’ai appris à le connaître en République dominicaine alors que j’étais membre de l’équipe canadienne amateur. Nous avons un bon rapport et formons une bonne équipe.

12rounds.ca: Samedi dernier, lors du gala pro-am tenu à Gatineau, tu étais l’homme de coin principal du boxeur amateur Danyk Croteau, et on te sentait enthousiaste et à l’aise dans ce rôle. Aimerais-tu éventuellement t’impliquer davantage dans le coaching?

Andy Gardiner: Je ne suis pas l’entraîneur de Danyk, j’ai simplement dépanné ce soir-là parce qu’Éric Bélanger était débordé. J’avoue ne pas penser beaucoup à mon après-carrière de boxeur. Mais j’ai toujours voulu être impliqué dans le milieu de la boxe et j’aimerais avoir mon propre gymnase un jour.

 

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