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David Lemieux champion du monde!

Par Martin Achard

David Lemieux (34-2-0, 31 K.-O.) avait la chance ce soir au Centre Bell de mettre la main sur un premier titre mondial, alors qu’il affrontait le Français Hassan N’Dam (31-2-0, 18 K.-O.) pour la couronne vacante des poids moyens de l’IBF, en finale d’un gala organisé par Eye of the Tiger Management et Golden Boy Promotions.

1486714_467151203454167_2951836197534325363_nDevant près de 5000 spectateurs, le Québécois n’a pas raté sa chance. Il a envoyé N’Dam au tapis une fois au 2e, deux fois au 5e, et une fois au 7e, à chaque reprise grâce à son crochet de gauche, se constituant ainsi une solide avance aux points et récoltant au terme des douze rounds des scores en sa faveur de 115-109, 115-109 et 114-110. Tout au long de l’affrontement, Lemieux a été l’agresseur et a lancé des coups de puissance, mais il a su conserver suffisamment d’énergie pour rester solide dans les derniers rounds et ne jamais vraiment être inquiété. En somme, une performance impressionnante de sa part qui lui ouvrira les portes de plusieurs combats extrêmement lucratifs, au Québec ou aux États-Unis.

DierryDans la demi-finale de la soirée, Dierry Jean (29-1-0, 20 K.-O.) a défendu avec succès sa ceinture NABF des poids légers en remportant une décision unanime en dix rounds (99-89, 99-90, 98-91) contre l’Américain Jerry Belmontes (19-7-0, 5 K.-O.), qui a visité le plancher au deuxième round. «All In», qui était supérieur à son adversaire sur tous les plans, a offert une belle performance, variant bien son rythme et ses attaques. On doit maintenant espérer que Jean, l’un des boxeurs les plus talentueux à être jamais sortis du Québec, obtiendra le plus tôt possible un autre combat pour un titre mondial, lui qui est déjà âgé de 33 ans.

Dans un combat complètement inégal disputé chez les poids lourds, l’espoir Luis «The Real King Kong» Ortiz (22-0-0, 2 n.c., 19 K.-O.) s’est facilement débarrassé de l’Américain Byron Polley (27-19-1, 12 K.-O.). Le gaucher, natif de Cuba, a couché son modeste adversaire dès le premier round d’un combat prévu pour huit, grâce à une puissante main arrière.

11046544_840512136018203_2753779396492172077_nChez les super-moyens, Schiller Hyppolite (16-1-0, 10 K.-O.) a raflé un autre titre mineur, soit le titre WBC de la Francophonie, en se méritant une décision unanime en dix rounds (98-92, 97-93 et 97-93) contre le pugnace boxeur français Kevin Thomas Cojean (16-7-1, 5 K.-O.). Même s’il a commis l’erreur fondamentale de garder sa garde beaucoup trop basse à courte distance, ce qui lui a valu d’encaisser plusieurs frappes, «Batman» a encore une fois démontré son potentiel au cours d’un combat passablement riche en action, mais on peut se demander si sa performance, qui n’a été marquée par aucun véritable point d’exclamation, contribuera à le faire mieux connaître et apprécier du public québécois.

11536050_840509896018427_4492250214751710872_nMaintenant remis d’une blessure au biceps, le mi-moyen Mian Hussain (12-0-0, 6 K.-O.) a remporté une décision unanime en huit rounds (80-72 sur les cartes des trois juges) contre le Mexicain Ivan Pereyra (19-5-0, 13 K.-O.), qui l’année dernière avait succombé à la 5e reprise contre Antonin Décarie. «SuperMian», un boxeur gaucher, a choisi de se battre de façon méthodique, utilisant sa rapidité pour porter les frappes les plus nettes. «Je suis content d’avoir fait des rounds pour chasser la rouille», a-t-il commenté à sa sortie du ring.

11168148_840507492685334_5296748557976546629_nLe sympathique poids léger Ghislain Maduma (17-1-0, 11 K.-O.) a effectué son retour dans le ring après plus d’un an d’absence en se débarrassant avec facilité de l’Italien Michele Focosi (20-4-2, 8 K.-O.) au 2e round d’un duel prévu pour huit. «Mani», qui jouissait d’un avantage de force évident, a produit trois knock-downs en l’espace de quelques secondes, le dernier sur une superbe droite, pour forcer l’arrêt automatique des hostilités.

Mathieu Germain (2-0-0, 1 K.-O.) a impressionné par son énergie et son dynamisme en battant Richard Horvath (1-1-0, 1 K.-O.) par T.K.-O. au 2e round. Un barrage soutenu de coups de puissance a forcé le Hongrois à mettre le genou au sol, ce qui a convaincu l’arbitre de s’interposer. L’affrontement, prévu pour quatre rounds, était disputé chez les super-légers.

ButlerLe jeune et ambitieux Steven Butler (12-0-1, 10 K.-O.) a fait match nul en huit rounds (74-77, 75-75 et 75-75) contre l’Américain Jaime Herrera (12-3-1, 7 K.-O.), dans un combat pour le titre «jeunesse» vacant des super-mi-moyens de la NABF. «Bang Bang» a fait chuter son rival une fois au premier round et une autre fois au deuxième, à chaque reprise grâce à des droites. Il a toutefois subi une blessure à la main et s’est avéré incapable de garder le duel à longue distance, ce qui lui a valu d’encaisser plusieurs coups francs, essentiellement des crochets et des uppercuts, entre les quatrième et huitième assauts. On peut sans doute estimer Butler chanceux de s’en être tiré avec une nulle. Son entraîneur Rénald Boisvert nous a même avoué avoir envisagé stopper le duel avant le dernier round.

AyazEn lever de rideau, le mi-moyen Ayaz Hussain (6-0-0, 4 K.-O.) a poursuivi sa progression chez les professionnels en vainquant le résident de la Barbade Miguel Antoine (17-3-1, 9 K.-O.) par T.K.-O. au 2e round d’un combat prévu pour six. «La Machine» était trop explosive pour son adversaire, qu’elle a envoyé trois fois au tapis en l’espace d’une minute environ, forçant l’arbitre à mettre un terme aux hostilités. «Dès les premiers coups, j’ai vu que je l’ébranlais», a admis Ayaz après le combat. Rappelons qu’Antoine s’était incliné par T.K.-O. au 5e round en mars contre Yves Ulysse Jr.

Crédit photo: Bob Lévesque (PhotoZone)

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