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Éric Martel-Bahoéli: « Je veux bien boxer »

Par François Bouchard

On ne peut blâmer le poids lourd québécois Éric Martel-Bahoéli (10-5-0, 7 KO) d’avoir hâte de remonter sur le ring vendredi contre Samer Barakat (4-0-0, 3 KO), au Théâtre Olympia de Montréal.  Il veut prouver certains points.  Nous l’avons rencontré afin d’en savoir plus.

Bonjour Éric, content de remonter dans le ring?

Oui! Je suis extrêmement content de remonter et j’ai hâte à la cloche! J’ai beaucoup à prouver. Comme je m’amuse à dire, c’est ma 4e ou 5e chance (rires).  Sérieusement, j’apprécie beaucoup cette nouvelle opportunité.

Revenons un peu sur ta défaite contre Dillon Carman, combat dans lequel tu t’es incliné après toute une guerre, qu’as-tu appris de ce revers?

Je te dirais que ça m’a surtout rappelé des choses que je savais déjà. Je dois gérer mes émotions, respecter le plan de match établi.  Une chose est certaine, c’est que j’ai gagné en maturité.

Crois-tu avoir été galvanisé par la foule et les réseaux sociaux?

Oui, peut-être, la foule surtout, j’écoutais aussi les commentaires d’autres boxeurs qui avaient mis les gants contre Carman. Quand je l’ai envoyé au tapis au 2e round je me suis inconsciemment dit : « C’est fini! » Tu sais, la vie apporte des leçons et je fais souvent le lien avec ma vie personnelle, même si je ne l’étale pas. J’ai passé l’éponge, j’ai fait le constat de mes erreurs et toute mon attention est sur le combat de vendredi.

Justement, parlons-en, tu affrontes Samer Barakat, quelles sont ton approche et ta stratégie?

Affiche de Martel et CarmanJe sais que je dois le respecter, il a 4 victoires et 3 KO. Oui il est moins pesant, mais je vais faire attention à mon niveau de boxe. Je ne veux pas prendre de coups inutiles, il y a 6 rounds à faire. Après le combat on verra si j’ai totalement pris conscience de mes expériences récentes.

Le résultat voulu, est-ce un KO ou une décision?

Je veux juste bien boxer et bien faire les choses. Si je suis capable de terminer le combat, je ne veux pas que le monde voit que j’ai forcé pour l’arrêter. Je sais que j’ai la puissance mais je ne veux pas dépendre uniquement de cela pour remporter la victoire.

Quand tu as perdu contre Lucas Browne, tu as mentionné vouloir faire encore 5 ou 6 combats. C’est toujours le cas?

Je crois que oui. La santé compte pour beaucoup. J’ai une bonne tête sur les épaules, un bon emploi, une copine. Par contre, si je me rends compte qu’avec la boxe, que je travaille dans le vide, je vais passer à autre chose.  Je me concentre sur le combat de vendredi et reprendre mon titre NCC par la suite. Ça ne donne rien de s’apitoyer. Je suis d’accord avec un gars comme Sébastien Gauthier, qui a quitté la boxe par respect pour le sport, c’est ce que je veux faire.

Après la boxe, quels sont tes projets?

C’est sûr que je veux devenir coach, autant au niveau conditionnement physique que de boxe. Je veux faire évoluer les amateurs comme les pros. J’ai aussi des projets d’entreprise avec un ami.  Avec le gym Empire Académie, j’ai une bonne ressource.

Quelle a été ta préparation?

Je suis revenu au gym 2 semaines après mon dernier combat et j’ai repris l’entraînement et là j’ai eu 6 bonnes semaines. J’ai hâte de voir mais j’ai dû couper un bon 10-15 livres.

Et en terminant, à quoi peut-on s’attendre vendredi?

C’est sûr que je suis un guerrier dans l’âme, je vais me battre contre Barakat avec un plan de match mais s’il donne une bonne opposition, on peut s’attendre à un excellent combat.

 

 

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