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Crawford-Jean: Il fallait s’y attendre!

Dierry Jean Terence Crawford

Par François Bouchard

Loin de moi l’idée de vouloir dénigrer les performances de nos boxeurs québécois dans les deux dernières semaines.  Hier soir, Dierry Jean n’a pas été en mesure d’inquiéter le champion WBO des super-légers Terence Crawford, l’arbitre Tony Weeks cessant les hostilités au 10e round.

Je ne veux pas dire « je vous l’avais dit » mais le titre de mon article veut tout dire.  La demande était énorme pour nos boxeurs québécois.  Mais il fallait y croire.  J’ose espérer que la majorité de mes amis et collègues (et ils sont nombreux) avaient prévu de faire un peu de tourisme à Omaha et à New York car ni Dierry Jean, ni David Lemieux n’ont su inquiéter leurs adversaires respectifs.  Et dans les deux cas, je crois que l’arbitre a pris la meilleure décision.  Vous pourriez me dire que Jean Pascal méritait d’être stoppé contre Sergey Kovalev mais la grande différence, c’est que bien qu’il perdait le combat, il était compétitif et a été en mesure d’aller chercher des rounds.

Dierry Jean semblait avoir bien démarré son combat d’hier mais Crawford lui a joué un bien mauvais tour.  Bien qu’étant ambidextre, il a boxé droitier tout le premier round sauf à la fin, ce qui a nettement embêté notre athlète québécois, qui n’a pas été en mesure de contrer la portée supérieure du champion.  À la toute fin de ce round, Crawford a été en mesure de l’envoyer au tapis.  Par la suite, Jean a bien tenté de placer quelques coups mais il était généralement forcé de céder du terrain.  C’est finalement au 10e assaut que Weeks, après une troisième chute, en a vu assez, et avec raison.

En sous-carte, Mikael Zewski a remporté son combat au 5e round.  Et en Espagne, Sylvera Louis, co-propriétaire du gymnase Underdog, a surpris le champion national des lourds-légers Cesar Cordoba par un foudroyant KO au 7e round.

Autant dans le cas de Lemieux que de Jean, il faut comprendre que l’arbitre veille aussi à la sécurité des boxeurs.  Lorsqu’un pugiliste est dominé de bout en bout et subit une correction (parce que c’est bien de cela qu’il s’agit), ce n’est pas nécessaire de le laisser se faire frapper.  Il en va aussi de l’avenir du boxeur.

Je crois que nos Québécois nous font honneur sur la scène internationale actuellement.  À défaut d’obtenir des victoires majeures, nos champions démontrent beaucoup de courage et seront invités à revenir sur les grandes cartes de boxe.

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