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« C’est un honneur pour moi d’être le dernier boxeur dans le vieux Colisée » – Kevin Bizier

Par François Bouchard

À quelques jours de son retour sur le ring, Kevin Bizier s’est confié à 12 Rounds alors qu’il sortait tout juste d’une excellente séance de sparring contre Sébastien Bouchard.

Bonjour Kevin, revenons tout d’abord sur ta performance contre Jo Jo Dan, considères-tu avoir bouclé la boucle?

Oui. La seule chose que je regrette, j’aurais dû le boxer davantage. Ça allait bien les 7 premiers rounds, mais ensuite je me suis laissé emporter par les émotions. J’étais impliqué émotivement dans le combat. Je voyais que Dan avait commencé à baisser de rythme et le 8e round a « cassé » mon rythme. J’aurais dû revenir à ma base, un bon jab, bien boxer. Quand je l’ai ébranlé, on dirait que je me suis dit dans ma tête « faut que je le « droppe » ». Ça a failli marcher mais ça m’a joué un tour finalement. De plus, en lançant mon jab ça m’aurait évité qu’il m’accroche mais j’ai trop mis l’accent sur ma main droite.

Que crois-tu avoir amélioré ou appris de tout cela?

J’ai beaucoup plus de jeu de jambes. J’ai mieux boxé au 2e combat mais reste qu’avec la fatigue, les anciennes habitudes peuvent revenir. Le « fighter » en moi est revenu en quelque sorte vers la fin.

Parle-nous de ton adversaire Fouad El Massoudi.

Mon adversaire n’a pas une grosse force de frappe (12-4, 1 KO), mais travaille beaucoup en volume. Il semble avoir un bon uppercut. En sparring, (Sébastien) Bouchard m’a pincé avec un bon uppercut et là je me suis dit de faire mon pas de côté, ça me fait réfléchir. En faisant un pas de côté, je peux toucher avec un double crochet de gauche.

Es-tu déçu de ne pas affronter Carlos Molina?

Oui, monétairement c’est sûr que ça aurait été plus lucratif et aussi pour ce que cela aurait pu m’apporter ensuite.

En cas de victoire, c’est quoi la suite?

Un combat au mois de juin, probablement aux États-Unis. Je vais sûrement tenter d’améliorer mon classement dans les autres associations car les règles de la IBF sont plus strictes. Je suis un gros 147 livres et le fait de garder mon poids à une certaine limite (10 lbs) après la pesée limite mes énergies. C’est sûr que si une chance en championnat du monde survient, je ne dirais pas non. Si Kell Brook veut m’affronter, je ne refuserai certainement pas. Il faut par contre un minimum de préparation. Par exemple, si on m’offre (Marcos) Maidana du jour au lendemain, je ne peux pas arriver sur le ring sans préparation.

Qu’est-ce que ça représente pour toi d’être le dernier boxeur à monter dans un ring dans le vieux Colisée?

C’est tout un honneur, je suis content que GYM me fasse ce cadeau-là, pas seulement à moi mais pour mes partisans de Québec. J’ai fait ma carrière ici, j’ai passé ma vie ici.

À ce moment, Sébastien Bouchard, qui est tout près, ajoute son grain de sel, histoire de clore le tout en beauté :

Je pense que les gens seraient surpris de nous mettre (moi et Kevin) sur une carte de boxe locale à Québec, qu’est-ce que cela ferait. La dernière fois, quand on est montés, les estrades étaient pleines, ça criait, alors qu’ailleurs, les estrades se remplissent souvent pour les derniers combats.

Crédit Photo: Photozone

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