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Il y a 24 ans, Terry Norris battait Sugar Ray Leonard

Par Martin Achard

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Affiche du combat Terry Norris-Sugar Ray Leonard

Il y a 24 ans aujourd’hui, le 9 février 1991, Terry Norris défendait avec succès son titre WBC des super-mi-moyens en remportant une décision unanime en douze rounds (120-104, 119-103 et 116-110) contre Sugar Ray Leonard au Madison Square Garden de New York. Leonard, 34 ans, était le favori pour ce combat, mais il devint évident pour tous les spectateurs dès le premier round que le grand champion, qui se battait pour la première fois en 14 mois, n’était plus que l’ombre de lui-même et avait perdu l’essentiel de ses spectaculaires habiletés. Norris envoya deux fois Leonard au tapis, et il aurait certainement pu l’emporter par K.O., mais son immense respect pour son idole de jeunesse le dissuada d’achever la besogne et explique pourquoi le duel, complètement inégal, s’est rendu à la limite.

"Sugar" Ray Leonard and Terry Norris

Terry Norris (à droite) n’éprouvant aucune crainte face à son illustre adversaire

Voici les intéressants et lucides propos de Leonard dans son autobiographie, The Big Fight, à propos de ce duel: «Dès le son de la cloche, Norris a pu faire tout ce qu’il voulait avec moi. Était-il dépassé par les évènements? Pas du tout! Il attendait cette occasion, et il voulait la saisir, faisant preuve d’une combinaison de rapidité et de puissance qui me rappelait le guerrier que je voyais autrefois en me regardant dans le miroir. C’est plutôt moi qui semblais perdu, qui avais l’air du vieux boxeur pathétique que je m’étais promis de ne jamais devenir, et qui espérais pouvoir tenir douze rounds pour ne pas avoir à vivre l’humiliation de terminer sa carrière sur le plancher du Madison Square Garden».

51ixyLkOySL._SY300_«Je réussis à placer quelques coups, mais je n’avais aucune puissance et aucune rapidité, et je n’ai jamais fait mal à Norris. Mon temps était passé. En fait, il était passé depuis ma victoire-surprise contre Marvelous Marvin Hagler. Vaincre un boxeur du talent de Donny Lalonde et prendre la mesure d’un Roberto Duran de 38 ans n’avaient rien démontré quant au maintien de mes habiletés, et entre ces deux combats, j’avais encaissé une défaite contre Thomas Hearns, en dépit du verdict nul rendu par les juges. Contre un adversaire plus jeune et plus talentueux, je n’avais aucune chance. La surprise n’est pas que j’ai perdu, mais le fait qu’une telle chose ne me soit pas arrivée plus tôt».

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