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Kenny Victor Chery en six questions

Par Richard Cloutier

Le boxeur résident de Lanaudière, Kenny Victor Chery (1-2-0), livrera son prochain combat ce samedi 4 mai. Après des duels disputés en Ontario et dans le Rhode Island, il est de retour au Nouveau-Brunswick, cette fois à Miramichi après un affrontement à Moncton en décembre 2018. En prévision de ce duel où il fera face au local Alex Paul (1-2-0), 12 Rounds s’est entretenu avec lui.

1 – Pourquoi la boxe, y a-t-il un boxeur ou athlète qui t’a inspiré ou t’inspire et quelle est ta fiche chez les amateurs ?

Kenny Victor Chery (KVC) : Au niveau du choix de la boxe comme sport, les aspects techniques et liés à l’intelligence dans le ring m’ont toujours attiré, surtout qu’on considère encore la boxe comme un sport extrêmement brutal dans certains cercles fermés d’esprit. En termes d’inspiration, il est certain que durant mon adolescence au niveau local, Jean Pascal que j’ai vu boxer aux jeux du Commonwealth et aux olympiques et durant son parcours professionnel fut une source majeure. Je pourrais également mentionner Antonin Décarie que j’ai suivi depuis ses débuts pros et j’ai toujours adoré son éthique de travail dans le ring. À l’heure actuelle, je peux définitivement dire que de m’entraîner au jour le jour avec Shakeel Phinn, Jessica Camara et Claire Hafner m’inspire à me dépasser naturellement. Une autre de mes inspirations aujourd’hui serait le People’s champ, Francis Lafrenière, qui malgré un départ couci-couça chez les professionnels a réussi à faire une belle carrière jusqu’à présent. En termes de fiche en boxe olympique, j’ai 19 victoires, 21 défaites et 3 combats de démonstration.

2 – Pourquoi avoir choisi de tourner professionnel ?

(KVC) : Je dirais que mon style de boxe se prêtait mal à la boxe amateur et de plus, la boxe professionnelle était quelque chose que je me fixais comme objectif depuis la première fois que je suis entré dans un gymnase de boxe en 2010. Il est certainement difficile de concilier ma carrière de boxe et mon emploi en tant qu’enseignant au collégial. Cependant, l’expérience que j’accumule en enseignement à chaque année me permet d’avoir de plus en plus de trucs pour me permettre d’arriver à mieux gérer mon temps. De plus, considérant que le Cegep a des installations pour les activités physiques, une partie de ma préparation peut se faire sur le lieu de mon travail.

3 – Parles-nous de ton équipe.

(KVC) : En premier lieu, j’ai Ian MacKillop qui agit à titre d’entraîneur principal, qui détermine la stratégie de combat et qui gère l’entrainement au jour le jour. Je dois le créditer pour les changements au cours des derniers mois qui m’ont rendu sensiblement plus efficace. En second lieu, il y a Edwin Aguillar et Claire Hafner qui agissent à titre de second dans le coin. Edwin est souvent celui que j’appelle l’observateur. Il modifie souvent le plan de match de round en round lorsque Ian ne peut être là car après tout, il doit composer avec 5 boxeurs professionnels. Quant à Claire, elle agit comme élément calmant, elle qui s’entraîne avec moi depuis un an et me connaît très bien. Elle est capable de me ramener à l’ordre mentalement avant un combat. Finalement, il y a ma préparatrice mentale, Émilie Berthelot-Gagné, avec qui je travaille au niveau cognitif pour arriver à 100% à chaque combat. Pour la gestion du temps, je la fais à la semaine, notamment en raison de mon emploi et de ses aléas mais, en général, je suis au gymnase 6 jours par semaine et je me coordonne avec l’équipe pour savoir ce qu’on va travailler en fonction du plan de match spécifique à chaque combat.

4 – Quel est ton plus beau moment depuis tes premiers pas sur le ring ?

(KVC) : Mon plus beau moment est définitivement ma première victoire chez les professionnels en décembre dernier. Alors que je ne me suis jamais vu comme un cogneur, de voir tout le travail fait au gymnase payer pour obtenir un KO. C’est toujours satisfaisant. C’est certain que je dois relativiser le tout. Cependant, ça reste un moment qui va me marquer.

5 – Quel genre de boxeur es-tu, quel est ton style et comment abordes-tu ton prochain combat le 4 mai ?

(KVC) : Je suis un boxeur très cérébral, j’analyse beaucoup ce que mon adversaire va effectuer et j’aime travailler en contre-attaque. Cependant, je suis capable de tout faire dans le ring. En ce qui a trait au combat du 4 mai, je l’aborde certainement avec confiance mais j’affronte tout de même quelqu’un avec une expérience extensive dans les sports de combat, pas seulement en boxe [Alex est aussi un combattant en MMA, sa fiche est de 4-3-0, NDLR]. Je devrai être très intelligent et travailler comme je sais le faire pour remporter le combat.

6- Un conseil pour les jeunes athlètes qui désirent poursuivre dans cette voie ?

(KVC) : Soyez organisés et discipliné, j’ai passé chez les professionnels par passion, mais on ne peut pratiquer une passion sans un minimum d’organisation dans la vie qui va faire en sorte que les bénéfices du sport seront plus appréciables. De plus, qu’ils n’hésitent pas à solliciter l’aide de leur entourage et de leurs proches. C’est une des clés majeures de la réussite.

Pour en savoir davantage sur Kenny Victor Chery et suivre sa carrière, visitez son site web au https://kennychery.com/

(Photo : gracieuseté Virgil Barrow)

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