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Schiller Hyppolite à la porte des classements mondiaux

Affiche fight club 8Par Jean-Luc Autret

Jeudi soir à Pointe-Claire, en finale du huitième gala « Fight Club » organisé par Eye of the Tiger Management, Schiller Hyppolite (10-1-0, 7 KO) va participer à son premier combat impliquant un titre mineur. Il va affronter l’Uruguayen Rafael Sosa Pintos (46-9-0, 18 KO), dans un combat de dix rounds. À l’enjeu, le titre vacant FECARBOX de la WBC chez les 168 livres.

Beaucoup de chemins parcourus depuis Ntetu

Plusieurs amateurs se souviennent du combat entre Schiller Hyppolite et Francy Ntetu qui a eu lieu au Centre Bell le 3 novembre 2012 Au terme du duel de six rounds, les juges ont rendu un verdict d’une victoire par décision partagée à la faveur du Saguenéen. Bien qu’il y ait eu beaucoup d’émotions avant et pendant le combat, les deux hommes sont loin d’être en guerre perpétuelle.

« Ce combat a changé ma vie, autant personnelle que professionnelle. Je tiens à remercier à nouveau Francy pour m’avoir permis de prendre beaucoup de maturité. Ce fut une défaite à ma fiche, mais une victoire dans ma vie. Après avoir perdu, j’ai évidemment connu la colère, puis j’ai pris le temps de me remettre en question. Ça m’a amené à prendre des décisions qui ont changé plusieurs choses dans ma vie personnelle ainsi que mon attitude dans le ring et au gymnase », nous a expliqué le boxeur de 27 ans.

Schiller Hyppolite et Golovkin à Big Bear« Au début de 2013, grâce à Camille Estephan mon gérant et promoteur, j’ai eu le privilège de me rendre à Big Bear en Californie pour participer au camp d’entraînement de Tavoris Cloud. Pendant deux semaines, j’ai pris conscience de mon potentiel et j’ai aussi mis les gants avec Gennady Golovkin. Il est vraiment très très bon. Il m’a littéralement passé sur le corps. Après deux jours à manger des coups, j’ai trouvé un moyen de l’esquiver et ça m’a valu de me faire inviter à rester là-bas deux autres semaines », raconte-t-il le sourire aux lèvres.

Depuis ce voyage rempli d’apprentissages le protégé de Jean-François Bergeron a accumulé cinq victoires avant la limite. Bien sûr, ces gains lui ont redonné confiance, mais surtout il a travaillé à améliorer son « timing » en utilisant sa vitesse pour être à la bonne distance pour toucher sans être touché.

Périple à New York pour le prochain défi

Le boxeur de 27 ans et son entraîneur ne sont pas des adeptes des camps d’entraînement avec une centaine de rounds d’entraînement. Au lieu de multiplier les séances d’entraînement au deuxième sous-sol du Centre Claude-Robillard, ils ont choisi de sortir Schiller de sa zone de comfort et ils se sont expatriés pour une semaine. « Pour bien nous préparer à mon prochain adversaire, nous sommes allés au Gleason’s GYM à Brooklyn, c’est là que Peter Quillin s’entraîne. C’est l’idée de Jean-François et comme j’ai une tante qui habite là-bas, ça n’a pas été difficile à organiser », relate le droitier.

Schiller Hyppolite à NY« J’ai mis les gants avec cinq boxeurs différents dont l’ancien champion du monde Yuri Foreman. J’y ai appris à ne pas me fier seulement à ma vitesse. Chacun de ces boxeurs m’a donné de la misère, mais j’ai été en mesure de m’ajuster rapidement et j’ai fini fort avec chacun d’eux », déclare celui qui a fait un total de 26 rounds à l’ombre de la Statut de la liberté.

Pour être bien prêt pour son combat de jeudi, Schiller a fait une soixantaine de rounds incluant ceux à New York. À Montréal, il a notamment mis les gants avec Montasar Mechri et Josué St-Cyr, ancien champion canadien amateur en 2010.

Rafael Sosa Pintos, qui est-il ?

Pour entrer dans le top 40 de la WBC Schiller devra vaincre un Uruguayen de 33 ans qui a déjà affronté les aspirants mondiaux Matthew Macklin et Anthony Mundine. Dans les deux cas, Rafael Sosa Pintos (46-9-0, 18 KO) a fait la limite des dix rounds. Loin d’être en fin de parcours, il a remporté dix de ses treize derniers combats.

Selon Jean-François Bergeron, nous pouvons nous attendre à un boxeur classique : « C’est un boxeur assez traditionnel, il a souvent les mains hautes. Il lance beaucoup de 1-2 et il met de la pression régulièrement. Schiller devra travailler au corps pour l’affaiblir et le ralentir ».

Pintos a remporté plusieurs titres depuis ses débuts professionnels en 2004. Il a été champion de son pays chez les 147 et 154 livres; il a aussi récolté les titres mineurs WBC latino, WBC FECARBOX et WBA Fedecentro. Ses derniers combats ont eu lieu dans la catégorie des 160 livres.

À travers ses dix ans de boxe, il est monté sur des rings en Uruguay, en Argentine, au Mexique, au Guana, en Allemagne, en Irlande et en Australie. Il a notamment fait la limite de dix rounds à huit occasions. Le voici en action lors de son dernier combat qu’il a remporté par décision partagée.

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