Boxe québécoise pour tous les amateurs francophones – 12rounds.ca

Andy Gardiner: « Je veux un long combat contre Alvarez! »

Par Martin Achard

12rounds.ca a rencontré hier Andy Gardiner (10-0-0, 6 K.O.) et son entraîneur, Éric Bélanger, au club Final Round Boxing d’Ottawa. Les deux nous ont fait part de leurs commentaires et points de vue sur le combat de samedi qui opposera Gardiner à Eleider Alvarez (13-0-0, 8 K.O.), en sous-carte de l’affrontement entre Jean Pascal et Lucian Bute.

Rappelons pour nos lecteurs que Gardiner est originaire de Winnipeg. Après avoir échoué à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Londres, le double champion canadien chez les amateurs a pris la décision en 2012 de quitter sa ville natale et de déménager dans la région d’Ottawa. Il voulait ainsi se donner l’occasion de s’entraîner sous la direction de Belanger et de profiter de la proximité de Montréal, la Mecque de la boxe au pays, pour bien lancer sa carrière chez les professionnels.

Gardiner est tellement dédié à son sport qu’il a choisi de s’y adonner à temps plein, ayant abandonné son métier d’encadreur dans le domaine de la sidérurgie pour pouvoir mieux s’entraîner. Il jouit depuis peu de l’appui d’un promoteur d’importance, ayant signé il y a quelques semaines un contrat avec Eye of the Tiger Management (EOTTM).

12rounds.ca: Andy a été choisi comme adversaire d’Eleider Alvarez la semaine dernière, en remplacement de Thomas Oosthuizen. A-t-il été difficile de convaincre son nouveau promoteur, Camille Estephan d’EOTTM, de le laisser se battre lors d’un gala organisé par GYM et InterBox, et de risquer sa fiche immaculée contre Alvarez, un boxeur extrêmement talentueux?

É. Bélanger: Non pas du tout. Camille Estephan a cette belle qualité de vouloir que ses boxeurs relèvent des défis et se frottent à des adversaires de valeur. Deux minutes après avoir appris qu’Oosthuizen s’était désisté, j’ai entamé, en tant que gérant d’Andy, le processus pour faire savoir que nous voulions le remplacer. Ma discussion avec Camille Estephan a été extrêmement simple. Les choses se sont aussi très bien passées avec GYM, même s’ils ont considéré au début d’autres adversaires pour tenter de satisfaire HBO, ce que je comprends parfaitement.

12rounds.ca: Andy, tu veux depuis longtemps affronter Alvarez. C’est l’un de tes objectifs de carrière de te mesurer à lui. Pourquoi cet intérêt particulier?

A. Gardiner: Alvarez est un bon gars et je le respecte. Mais il est naturel que nous nous affrontions, car nous boxons dans la même catégorie, en plus d’être tous les deux jeunes et ambitieux.

É. Bélanger: Andy réclame des combats contre des adversaires coriaces depuis le début de sa carrière. C’est ce qui le motive à s’entraîner et à boxer. J’étais en faveur de ce combat Gardiner-Alvarez, car il arrive un point où il faut donner à Andy ce qu’il désire. Ça serait un manque de respect pour sa personnalité de le laisser compiler une fiche de 25-0 contre des adversaires clairement inférieurs à lui. Ce n’est pas ce qu’il veut et ce n’est pas la raison pour laquelle il fait tant de sacrifices et se consacre entièrement à la boxe.

12rounds.ca: Andy, es-tu préoccupé par le fait qu’il s’agira de ton premier combat de dix rounds en carrière?

A. Gardiner: Pas du tout. Personnellement, je souhaite que le combat s’étire! J’ai tellement envie de me battre et de le frapper le plus possible samedi soir que j’aimerais mieux l’emporter par K.O. au 10e qu’au 2e. Plus ça va durer, plus ça fait mon affaire!

É. Bélanger: Pour ma part, j’aurais préféré que le combat ait la durée initialement prévue, soit douze rounds plutôt que dix! Un combat en longueur ne peut que nous avantager, car une fois qu’un «pressure fighter» comme Andy a trouvé son rythme dans le ring, il devient de plus en plus difficile, au fur et à mesure que le combat avance, d’égaler son niveau d’énergie. Andy devait se battre au début de février, et il est en camp d’entraînement intensif depuis plusieurs semaines. Son endurance va être à point pour le combat: je n’ai aucun souci à ce niveau!

12rounds.ca: Andy, est-ce que tu as eu la chance de t’entraîner avec de nouveaux «sparring partners» récemment?

É. Bélanger: Nous ne pouvons révéler de noms précis, mais il y a eu un très bon mélange d’anciens et de nouveaux «sparring partners» en prévision du combat qu’Andy devait livrer au début février.

A. Gardiner: Je suis très satisfait de cet aspect. Aucun problème de ce côté! Ma préparation est idéale.

12rounds.ca: Andy, tu vas certainement chercher lors du combat à te rapprocher le plus possible d’Alvarez et à te battre en corps-à-corps. Comment penses-tu y arriver?

A. Gardiner: Je sais que je vais devoir faire preuve d’intelligence dans mon approche. Il est certain qu’Alvarez va essayer de m’atteindre sur le côté de la tête avec sa grosse droite lorsque je vais tenter d’entrer à l’intérieur. Je vais donc surveiller constamment sa droite. Une chose est sûre: je suis prêt pour ce combat.

2 Comments

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.