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Cinq adversaires pour redorer le blason d’Adonis Stevenson

Par Jonathan Desormeaux

Plusieurs remettent en question la valeur et la présence d’Adonis Stevenson dans les classements «livre pour livre», compte tenu qu’il n’a jamais affronté de grosses pointures de la boxe, sauf peut-être Chad Dawson, mais alors que ce dernier n’était plus au sommet de son art. Pour remédier à la situation, le champion québécois devra donc se mesurer à de meilleurs opposants. Voici une liste de cinq adversaires possibles qui permettraient à «Superman» de redorer son blason.

Andre Ward (28-0-0, 15 K.-O.)

AWAndre Ward est sans contredit l’adversaire le plus dangereux que pourrait affronter Stevenson. N’ayant pas subi la défaite depuis l’âge de 14 ans, «Son of God» possède toutes les armes requises pour infliger une solide défaite au champion WBC des mi-lourds.

Possédant une intelligence dans le ring largement supérieure à la moyenne, le roi des super-moyens sait dominer ses adversaires tout en évitant de se mettre en danger. Il possède une excellente défensive et son jeu de pieds exceptionnel fait qu’il est rarement pris hors position. On peut certes soulever des doutes sur sa puissance, mais sa rapidité, ses combinaisons et sa précision chirurgicale font qu’il peut envoyer n’importe qui au tapis. Sa domination lors du tournoi du Super Six, de 2009 à 2011, a démontré qu’il appartenait dans une classe à part. En affrontant Andre Ward et en offrant une solide performance, même dans la défaite, Adonis Stevenson pourrait donc faire taire ses dénigreurs.

Bernard Hopkins (55-7-2, 32 K.-O.)

bernard-hopkinsQue dire sur Bernard Hopkins, sinon qu’il est une légende de la boxe? «The Alien» est clairement le boxeur le plus expérimenté de la liste. Lui qui a livré des dizaines de combats de championnat est pratiquement sans égal pour élaborer et exécuter dans le ring des stratégies. Il sait notamment comment voler des rounds dans les dernières secondes et faire pencher en sa faveur les cartes des juges (parlez-en à Jean Pascal).

Même s’il ne possède plus la puissance qui, auparavant, lui permettait de faire chuter ses adversaires, Hopkins compense cette faiblesse par une maîtrise parfaite des techniques du noble art. Refusant de vieillir, «B-Hop » affiche encore une excellente condition physique qui lui permet de livrer de solides performances pendant douze rounds. N’ayant jamais été mis K.-O., son menton est l’un des plus solides de la profession. Son dernier combat contre Sergey Kovalev, dans lequel il a su faire la limite, prouve qu’il a encore sa place dans l’élite des mi-lourds. S’il affrontait la légende qu’est Hopkins, Stevenson aurait l’occasion de devenir le premier boxeur à lui passer le K.-O., un fait d’arme qui changerait considérablement le statut du champion québécois.

Sergey Kovalev (27-0-1 24 K.-O.)

ring-april-2015-coverBoxeur de l’année en 2014 selon le Ring Magazine, Kovalev, qui détient les titres WBA (dans sa version «super»), IBF et WBO est le roi absolu des 175 livres. «The Krusher» est l’homme à battre si Stevenson veut être reconnu comme le maître de sa catégorie.

Le Russe est incontestablement l’un des plus puissants et dangereux cogneurs «livre pour livre» de la planète. Rappelez-vous son combat contre Cedric Agnew: même son jab au corps peut s’avérer une arme mortelle! Kovalev veut certes passer le K.-O. à tous ses adversaires, mais il sait aussi être très patient et stratégique, et attendre le moment précis pour envoyer le coup fatal. Maîtrisant l’art de la défensive malgré son gros gabarit, il est capable de bien se déplacer et d’éviter les pièges élaborés par ses adversaires. Un combat entre les deux champions permettrait de couronner un monarque unifié des mi-lourds. De plus, le vainqueur s’approcherait d’une place au Panthéon de la boxe. En somme, un combat qui serait captivant à tous les égards, et qui pourrait être présenté à Montréal.

Jean Pascal (29-3-1, 17 K.-O.)

11703324_851235554945861_3875132970676837623_nCe combat mettrait un terme au sempiternel débat: qui est le meilleur mi-lourd ayant grandi et appris sa boxe au Québec?

Jean Pascal ne déçoit jamais ses partisans, car il ne refuse aucun défi et donne toujours le meilleur de lui-même. Lui qui a déjà affronté de grands noms de la boxe comme Carl Froch, Bernard Hopkins et Sergey Kovalev, il ne serait pas désorienté en se mesurant à Stevenson. Pascal sait lancer des attaques et des combinaisons créatives et inattendues, et il peut faire preuve d’acharnement au combat. Ses derniers échecs en combats de championnat ont sans doute fait de lui un boxeur plus complet et plus audacieux.

Est-il nécessaire de préciser qu’un combat Stevenson-Pascal s’avèrerait très lucratif pour toutes les parties impliquées, en qu’il créerait un intérêt monstre auprès du public québécois?

Julio Cesar Chavez Jr. (49-2-1, 32 K.-O.)

79065d24-eedf-4c66-bd13-7ce3f34a0a37Fils du légendaire boxeur mexicain du même nom, Julio Cesar Chavez est, lorsqu’il boxe à son mieux, une copie quasi conforme de son père. Il possède plusieurs combats professionnels à son actif et donne souvent à voir beaucoup d’action, comme dans ses deux duels contre Brian Vera. Lorsqu’il se présente dans le ring bien entraîné, sa condition physique lui permet d’être coriace pendant douze rounds et de faire preuve d’audace jusqu’à la fin (rappelez-vous le dernier round de son affrontement contre Sergio Martinez). Il est très difficile pour ses adversaires de l’envoyer au tapis, car il possède un menton et un niveau de tolérance à la souffrance exceptionnels. Il s’inscrit par ailleurs dans la lignée des boxeurs mexicains, ce qui veut dire qu’il adore les combats de rue où les coups pleuvent à profusion.

Puisqu’il détient en plus une bonne puissance des deux mains, le Mexicain pourrait être un dangereux adversaire pour Adonis Stevenson. Surtout, «El Hijo de la Leyenda» est un boxeur très sournois qui, même s’il tire de l’arrière sur les cartes des juges, a la capacité de renverser la vapeur et de terminer le travail. Un duel Stevenson-Chavez pourrait donc s’avérer fort intéressant, car aucun des deux n’accepterait d’abandonner.

Un combat contre l’un de ces cinq boxeurs pourrait grandement aider Adonis Stevenson à améliorer sa réputation et à insuffler un nouveau souffle à sa carrière. Il pourrait même, qui sait?, lui permettre de se tailler une place parmi les légendes du noble art. Selon vous, quels autres adversaires seraient dignes d’intérêt pour Stevenson?

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