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Trois rounds avec… Simon Kean

Par Jean-Luc Autret

Depuis les Olympiques de Londres en 2012, Simon Kean a vécu certainement plus de bas que de hauts. Redevenu champion canadien en novembre 2014 après un séjour en prison, il souhaite briller de nouveau parmi les meilleurs au monde chez les plus de 91 kilos. Nous avons discuté avec lui peu de temps avant son départ pour Toronto. Pour mieux connaître son parcours jusqu’en 2012, on vous suggère de lire un portrait de lui publié dans le défunt magazine La Zone de Boxe, mais toujours disponible sur le net. Prenez note qu’il sera en action ce soir face à l’Américain Cam Awesome.

12 Rounds : Bonjour Simon, tu as repris ton titre canadien à l’automne dernier, mais tu as été bien peu actif depuis, comment est-ce que tu t’es préparé pour les Panam ?

Simon Kean et Caroline VeyreSimon : Oui, c’est bien vrai. Après les championnats canadiens, j’ai dû attendre les qualifications des Panaméricains en juin pour reboxer, mais je ne suis pas resté inactif. On a tenté à plusieurs reprises d’organiser un combat au Québec, c’est très compliqué, j’ai bien peu d’adversaires et ils n’ont pas souvent le goût de m’affronter. Je me suis donc tourné vers les pros pour faire des séances d’entraînement.

C’est sûr que ce n’est pas comme un combat de trois rounds chez les amateurs, ces gars-là se préparent pour faire des huit à dix rounds, ils travaillent moins en intensité. Malgré ça, j’ai mis les gants avec les Oscar Rivas, Éric Martel-Bahoéli et Sylvera Louis. Ils sont certainement aussi bons sinon meilleurs que mes futurs adversaires à Toronto. De plus, dans les trois semaines avant la compétition, je devrais avoir deux partenaires d’entraînement provenant de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse.

12 Rounds : Depuis 2012, tu t’es remis d’une opération à l’épaule, mais tu as aussi eu plusieurs démêlés avec la justice, qu’est-ce que tu as appris de tout ça ?

Simon Kean en compagnie de Lennox LewisSimon : Ça m’a amené à changer ma façon de voir les choses. Maintenant, j’essaie de mieux m’entourer et de prendre de meilleures décisions pour mon avenir. Je veux prioriser le futur et non le passé. J’ai fait des erreurs avant, mais je ne peux pas revenir en arrière, je peux seulement travailler à améliorer ce qui s’en vient.

12 rounds : À quoi tu t’attends comme adversité à Toronto ?

Simon : Je ne connais pas beaucoup les gars, je sais que le Cubain a beaucoup d’expérience. J’ai perdu contre le Brésilien en qualification parce que j’ai trop joué technique, j’aimerais bien l’affronter de nouveau. Mais peu importe, je me concentre sur mes performances. Je ne peux pas essayer de m’adapter à chacun. Il faut que je m’impose et j’ai le physique pour faire ça. Peu importe la compétition, je vise toujours de remporter l’or.

12 rounds : C’est quoi tes plans après Toronto, penses-tu passer bientôt chez les pros ou tu vises d’aller à Rio en 2016 ?

Simon : Je dois t’avouer que je suis en réflexion. Mon but premier est de gagner ma vie avec la boxe et en tant qu’amateur c’est très difficile. Même si ça va très bien aux Panam, je ne suis pas certain d’obtenir un brevet avec Boxe Canada pour 2016. L’an passé, on m’a promis que ce sera le cas et à la dernière minute, ils ont changé d’avis. Je ne peux pas me fier sur eux. Je suis en discussion avec Camille Estephan d’Eye of the Tiger Management, qui voit beaucoup de potentiel en moi. On va se reparler après Toronto. Si je reste amateur, il y aura les Continentaux en août qui serviront de qualifications pour les mondiaux. Mais pour l’instant, mon focus est mis sur Toronto.

12 Rounds : Merci de ta collaboration Simon et bonne chance dans tous tes projets.

Simon : Merci à toi et bonne boxe à tous !!!

Simon Kean en camp d'entrainement

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