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Terry Osias en cinq questions

Par Richard Cloutier

Le mi-lourd de Longueuil Terry Osias (5-0-0) sera en action samedi au Casino de Montréal lors du gala présenté par le Groupe Yvon Michel, en sous-carte du duel qui opposera David Théroux à l’ancien champion du monde Jose Alfaro, du Nicaragua. Osias affrontera le Mexicain Francisco Rios (13-7-3). Celui-ci a été stoppé par Dario Bredicean en avril 2017 sur le ring de la Tohu, à Montréal, lors de sa seule présence en sol canadien jusqu’ici. Afin de mieux connaître Terry Osias, nous lui avons posé cinq questions, auxquelles il a répondu avec plaisir.

1 – Pourquoi la boxe ?

Terry Osias (TO) : J’ai pratiqué plusieurs sports au niveau élite, dont le premier qui était le soccer. J’ai joué élite pour l’équipe du Québec. Une fois au secondaire, j’ai continué à jouer au soccer, mais j’ai commencé à jouer au basket, et j’ai joué tout le temps de mon secondaire. J’ai d’ailleurs joué au niveau AAA. Puis, est venu un moment où j’ai trouvé que c’était trop, alors j’ai abandonné le soccer. Je me suis ensuite tourné vers le football où j’ai été receveur. Dans le fond, j’ai toujours été impliqué dans le sport. Mais un moment est venu où je me suis dit : il faut que j’essaie la boxe. Je voyais les gars comme Roy Jones à la télé, et j’ai voulu essayer. 

Moi, je suis un gars qui adore gagner, je travaille fort et la boxe, ça m’intéressait. Dans un jeu d’équipe, tu dépends de tout l’aspect collectif, mais avec la boxe, il n’y a que toi. Tu dois donner ton effort et c’est ce qui va dicter en grande partie si tu gagnes ou pas. J’adore m’entraîner, j’adore gagner et la boxe, c’est un bon mélange. Si je fais un parallèle entre la boxe et la vie, j’ai remarqué que quand je boxais, quand je gagnais, dans la vie aussi je gagne. Et ça me drive dans mes projets. J’ai plein de projets et la boxe ça me drive.

2 – Qu’est-ce qui t’a motivé à amorcer ta carrière professionnelle ?

(TO) : Lorsque j’ai fini ma carrière chez les amateurs il y a environ deux ans maintenant, j’ai perdu en finale aux championnats canadiens. C’est un combat que je devais gagner et ce fut très décevant. J’ai accumulé environ 70 combats amateurs. Quand j’ai perdu en finale, plusieurs personnes doutaient de mes capacités, mais au fonds de moi je savais que j’étais encore en forme, que je pouvais encore faire du millage. Alors je suis allé voir Rénald Boisvert et Vincent Auclair. Ils ont accepté de me prendre sous leurs ailes et quand j’ai vu que j’étais bien entouré, que j’étais encore en forme, alors je me suis dit : pourquoi pas ?

En plus, ce qui joue en ma faveur, c’est que j’ai quand même le sens de la business. Je suis copropriétaire de GT Fitness. J’ai un bon réseau de contacts et les gens me supportent. J’ai toujours un minimum de 70 personnes qui viennent m’encourager lors de mes combats. C’est le genre de choses qui me dit qu’il faut que je fonce. J’estime avoir une fenêtre d’opportunité de 5-6 ans et il faut que je la prenne. Je le fais aussi pour le statut : je veux être champion d’ici 5 ans. Je veux pouvoir motiver les gens à s’entraîner et faire de bons choix dans leur vie.

3 – Quels sont les ajustements que tu as dû apporter dans ta préparation lors de ton passage de la boxe amateur et professionnelle?

(TO) : J’ai dû apporter quelques ajustements, c’est sûr, mais en même temps, la boxe, ça reste de la boxe. Les gants sont plus minces chez les pros, alors tu n’as pas le droit à l’erreur. Comme tout est plus explosif, il faut que tu ais une bonne défensive. Tu ne veux pas te faire toucher par des mauvais coups. Chez les amateurs, le combat ressemble plus à un sprint de 3 rounds de 3 minutes alors que chez les pros, le rythme est plus lent. Le combat, c’est plus des coups de qualité. C’est ce genre de changements que j’ai vu. J’ai notamment dû améliorer ma défensive. En fait, j’ai remarqué que je n’avais pas réellement de défensive quand je boxais chez les amateurs, quand je vois ce que je travaille et apprends en ce moment.

Quand j’étais chez les amateurs, je n’avais jamais de sparring, alors que maintenant, j’ai du sparring de qualité. J’ai mis les gants avec Chad Dawson, Jean Pascal, Lucian Bute, Artur Beterbiev, et Eleider Alvarez. Donc juste ça, ça met déjà en confiance et ça me montre que je suis capable de boxer avec l’élite mondiale

Il y a aussi le niveau marketing. C’est important chez les pros de se faire connaître.

4 – Quel est ton plus beau moment depuis tes premiers pas sur le ring ?

(TO) : C’est le premier combat, la première victoire au Casino de Montréal. Mais mon plus beau moment, c’est quand j’ai eu ma première victoire par K.-O. [Le 15 mars 2018 au Casino de Montréal, contre Jorge David Vargas].

5 – Quel est le combat que tu aimerais disputer ?

(TO) : En ce moment, je ne suis pas en mesure de choisir mes adversaires et on prend les opportunités qui se présentent à nous. Je m’entraîne pour être prêt à me battre contre n’importe qui, si les conditions sont les bonnes. Bien que ce ne soit pas idéal, je sais que mon équipe va être là pour montrer la bonne stratégie pour gagner.

Un jour, l’an prochain, j’aimerais beaucoup me battre au Centre Bell pour une ceinture canadienne. Ça serait une belle étape dans ma carrière.

(Gracieuseté GYM : Photo Ariane Théberge)

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