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Arslanbek Makhmudov en cinq questions

Par Richard Cloutier

Le poids lourd Russe de 6 pi 5 po, Arslanbek Makhmudov (5-0-0), fait parler de lui davantage à chacune de ses présences sur le ring. Il sera en action samedi au Casino de Montréal en sous-carte du duel Germain-Claggett, face au vétéran gaucher américain Jason Bergman (27-15-2). Afin de mieux connaître cet athlète qui a évolué dans la World Series of Boxing entre 2011 et 2016 [fiche de 16-3] avant de faire le saut chez les professionnels en décembre 2017 à Toronto, nous lui avons posé cinq questions, auxquelles il a répondu avec plaisir.

1 – Pourquoi la boxe ?

Arslanbek Makhmudov (AM) : Quand j’étais petit, je me battais dans la rue. C’est mon oncle qui m’a incité à aller au gym de boxe pour la première fois, quand j’avais 9 ans, dans ma ville natale à Mozdoc en Russie. Lui et mes parents ont vu en moi le potentiel pour devenir champion. Je me suis bâti une fiche chez les amateurs de près de 100 combats.

2 – Pourquoi avoir choisi le Canada pour amorcer ta carrière professionnelle ?

(AM) : C’est mon ami Artur Beterbiev qui m’a encouragé à poursuivre ma carrière au Canada. Il m’a parlé de son équipe, de Marc Ramsay et d’André Kulesza, entre autres, et m’a invité à venir le visiter pour voir. J’ai tout de suite aimé le Québec et j’ai décidé de déménager ici.

Les gens m’ont aussi parlé de Camille Estephan en me disant que c’était quelqu’un de sérieux. Je l’ai rencontré et j’ai compris que c’était un homme en qui je pouvais avoir confiance. C’est très important pour moi. Je le respecte beaucoup.

3 – Quel est ton plus beau moment depuis tes premiers pas sur le ring ?

(AM) : J’ai connu plusieurs bons moments. Je me rappelle notamment d’un combat que j’ai fait en Italie, alors que j’étais dans la World Series of Boxing. Je perdais le combat jusqu’à ce que, au 5e round, je mette mon adversaire K.-O. 30 secondes avant la fin du combat!

4 – Quels sont les ajustements que tu as dû apporter dans ta préparation lors de ton passage de la boxe amateur et professionnelle? As-tu des difficultés à trouver des partenaires d’entraînement pour travailler en gymnase ?

(AM) : Il est vrai que j’ai dû faire quelques ajustements parce que c’est assez différent. Les gants sont plus petits, les coups font plus mal. On doit donc travailler davantage au niveau de la défensive et de l’explosivité.

J’ai quelques partenaires d’entraînement dans la province, dont Oscar Rivas. Pour le camp d’entrainement en vue de mon prochain combat, nous avons également fait venir un boxeur des États-Unis pour aider dans ma préparation.

5 – À quoi les amateurs doivent s’attendre pour la prochaine année et quelle sera la suite ?

(AM) : Le rythme que j’ai connu en 2018 me convient, soit 4-5 combats par année. Par ailleurs, pour ma part, l’adversaire n’a pas d’importance, ni le lieu du combat. Je veux devenir champion du monde, donc j’affronterai celui qui sera sur mon chemin, peu importe qui ce sera.

Crédit : EOTTM – Vincent Ethier

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