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Jan-Michael Poulin: « Mon but est de remporter tous les rounds »

Par Martin Achard

L’ancien champion canadien chez les amateurs Jan-Michael Poulin (1-0-1, 0 K.-O.) aura la chance de venger le match nul à sa fiche professionnelle demain au Colisée Pepsi de Québec, alors qu’il se frottera à nouveau à Michel Tsalla (1-9-2, 0 K.-O.), un pugiliste plus coriace et solide que ne le suggère son palmarès. On se souviendra que le premier duel entre les deux poids moyens, livré en septembre de l’année dernière à Montréal, s’était avéré particulièrement enlevant et spectaculaire. Aura-t-on droit, en sous-carte du combat de championnat du monde entre Adonis Stevenson et Sakio Bika, à une nouvelle guerre Poulin-Tsalla? Je me suis entretenu avec le boxeur gaucher il y a quelques heures, pour discuter entre autres de son combat à venir.

12rounds.ca: Est-ce que tu t’entraînes toujours au Club de boxe 35 de Repentigny? Contre qui as-tu fait du « sparring » et qui sera dans ton coin samedi après-midi?

Jan-Michael Poulin: Oui, je m’entraîne toujours au Club de Boxe 35. J’ai fait du « sparring » à différents endroits et contre différents boxeurs, incluant des séances de dix rounds à l’intérieur desquelles des adversaires pesant de 130 à 200 livres alternaient contre moi. Parmi les boxeurs connus de mon poids contre qui j’ai mis les gants, on compte Custio Clayton, avec qui j’ai fait deux séances de six rounds, et Frank Cotroni. Ce sont mes entraîneurs Frédéric Laurin et Stéphane Harnois qui seront dans mon coin samedi.

12rounds.ca: Comment analyserais-tu ton premier combat contre Michel Tsalla? Crois-tu avoir sous-estimé sa combativité et sa capacité à revenir en force dans les derniers rounds?

10702009_707707659298652_1015379723049094838_nJan-Michael Poulin: J’ai sous-estimé sa capacité à gagner des rounds. J’ai commencé notre combat en lion, puis mon niveau d’énergie a baissé. Ma condition physique a joué un rôle dans le déroulement de notre combat, entre autres parce que j’avais éprouvé un problème au cou lors de mon camp d’entraînement.

Je m’étais aussi mis trop de pression sur les épaules dans ce qui constituait ma première sortie chez les professionnels, et ce, pour un ensemble de raisons. Notamment, je désirais trop l’emporter avant la limite. J’étais carrément sur l’adrénaline dans le ring et ça m’a fait oublier la base. Pourtant, je sais très bien que les K.-O. sont souvent causés par la vitesse, et que tout ne dépend pas de la puissance des coups.

12rounds.ca: Tu as déjà en bonne partie répondu à la prochaine question que je voulais te poser, mais comment approches-tu votre second duel? Quels ajustements comptes-tu effectuer pour avoir le dessus cette fois?

Jan-Michael Poulin: Je n’éprouve aucune haine envers Michel Tsalla. Cette fois mon but est de remporter tous les rounds. S’il tombe, tant mieux, et s’il reste debout, ce n’est pas grave. Mon « focus » est clair et je ressens moins de pression. Mes entraîneurs m’ont très bien préparé et j’ai hâte de monter dans le ring.

12rounds.ca: Tu as connu un très beau parcours chez les amateurs et tu es maintenant âgé de 32 ans. Qu’aimerais-tu accomplir chez les professionnels? Quels sont tes objectifs?

Jan-Michael Poulin: Je vais prendre le temps de progresser chez les pros et chercher à accumuler de l’expérience. À plus court terme, je vise un titre canadien, puis une progression dans les classements nord-américains et mondiaux.

À mon avis, mes plus grands atouts comme combattant sont mon style peu orthodoxe et ma force de frappe. On dit qu’un coup de poing peut tout changer en boxe, et je pense que, compte tenu de ces deux atouts, c’est un principe qui jouera doublement en ma faveur dans la suite de ma carrière.

Crédit photo: PhotoZone

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