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Jean-Michel Bolivar en cinq questions

Par Richard Cloutier

Jean-Michel Bolivar (4-1-0) sera en action ce samedi 20 octobre au Cabaret du Casino de Montréal lors d’un gala présenté par le Groupe Yvon Michel. Le boxeur de 32 ans, de Pointe-Calumet, va se mesurer au Mexicain Adriel Juzaino (26-17-3), venu en relève au boxeur de Shédiac, Marcel Maillet Jr (5-9-1), qui a déclaré forfait. En prévision de cet affrontement, 12Rounds.ca s’est entretenu avec lui.

1 – Pourquoi la boxe ?

Jean-Michel Bolivar (JMB) : Michael Jordan et Mike Tyson sont les deux athlètes qui, dans mon enfance, m’ont vraiment inspiré et amené à vouloir être comme l’un ou l’autre.

J’ai essayé le basketball, mais je me suis rendu compte que j’aime mieux les sports individuels que les sports d’équipe. Ma passion pour la boxe a toujours été forte. Ce n’est pas pour rien que Punch-Out, le jeu vidéo créé par Nintendo, a monopolisé une bonne partie de mon enfance !!

2- Pourquoi avoir choisi de devenir professionnel ?

(JMB) : J’ai repris le goût pour la boxe après quatre ans et demi d’inactivité, lorsque Carlens Rémy, l’organisateur du Festival de boxe sur la plage, m’a approché lors de la première édition.

Étant propriétaire du Club de boxe Parabellum, qui est situé à 2 minutes du Beach Club de Pointe-Calumet, je ne voulais pas manquer l’opportunité de prendre part à ce gala, chez moi, sans avoir à m’occuper de l’organisation… Je voulais surtout le faire pour promouvoir le gym.

En perdant 35 livres en 2 mois, et en gagnant le combat de la journée et le concours du meilleur vendeur de billets de l’évènement, j’ai accompli ma mission. Le Parabellum est plus que jamais sur « la map » depuis.

À ce moment chez les amateurs, il n’y avait plus le port du casque et je me suis dit, après trois autres combats : tant qu’à boxer sans casque, je vais me faire payer pour monter sur le ring. Renan St-Juste m’a beaucoup aidé à faire le saut chez les professionnels et m’a ouvert les portes en poussant pour me faire boxer sur les cartes de Rixa Promotions. [Jean-Michel Bolivar a disputé son premier combat professionel le 8 avril 2017. Il a livré ses quatre premiers combats à La Tohu, à Montréal, lors de galas présentés par Rixa, NDLR].

À mes yeux, dans la vie de tous les jours, je suis entraîneur plus que boxeur. J’habite à 30 secondes du gym. Ma blonde est traiteur, donc on se complète bien. Les commandites me permettent de lâcher ma job de jour (poseur de plancher) avant un combat pour ne pas avoir à me soucier des questions financières engendrées par les camps d’entraînement.

Donc cette fois encore, si tout se passe bien, je verrai où j’en suis rendu, mais je ne pense pas plus loin que la prochaine étape : celle du 20 octobre.

3 – Quel moment considères-tu le plus beau ou significatif depuis que tu as fait tes premiers pas sur un ring ?

(JMB) : C’est certainement d’avoir réussi à détruire mes démons et à retrouver le sens que la boxe amenait à ma vie. D’avoir maintenu, depuis mon combat de retour au Beach Club, une certaine ligne directrice, malgré les échecs.

4 – On dit que la défaite est remplie d’apprentissages. Tu as obtenu des victoires par décision majoritaire et partagée, et une défaite contre Jan-Michael Poulin. De quelle manière ces résultats ont influencé le boxeur qui va se présenter dans le ring du Casino de Montréal le 20 octobre ?

(JMB) : Après trois victoires, j’ai eu une belle défaite contre Poulin, effectivement. Je dis : belle, parce qu’à la suite de ce combat, des gens d’affaires m’ont approché pour me commanditer parce qu’ils me voyaient gagnant sur 6 rounds [Jean-Michel Bolivar s’est incliné par décision unanime des juges face à Jan-Michael Poulin le 24 mars 2018, au terme des 4 rounds réglementaires, NDLR].

Connaissant les défis personnels, le travail, en plus des entraînements moins efficaces, ils ont voulu amener leur support financier pour que je m’entraîne mieux sans devoir me soucier de salaire. Autrement, il y a beaucoup de monde intéressé à me payer un verre après mes combats… mais je reste tranquille : le party se passe dans le ring !

5 – À quoi les fans doivent s’attendre de Jean-Michel Bolivar pour la prochaine année si les choses se déroulent tel que prévu ?

(JMB) : J’ai passé chez les professionnels pour affronter Jordan Balmir lorsque les deux nous aurions une fiche respectable, parce que nous sommes tous les deux de bons vendeurs de billets. Il faut dire aussi que j’adore les combats locaux.

Alors pour l’instant, je me concentre sur le combat du 20 octobre afin d’aligner une deuxième victoire par KO. Puis ensuite, avant d’affronter Balmir et d’oser rêver plus haut, je voudrais prendre ma revanche contre Jan-Michael Poulin dans un combat de six rounds, et combattre Roody « Rage » Rene, Adam Ayoubi, et le Torontois Alex Ebanks.

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