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Samedi, Tony Bellew se mesure à Oleksandr Usyk

Le samedi 10 novembre prochain, le champion du monde unifié Oleksandr Usyk (15-0-0) va affronter Tony Bellew (30-2-1) à Manchester, au Royaume-Uni. En prévision de ce duel, voici une brève présentation des deux belligérants.

Les amateurs du Québec ont eu l’occasion de voir Bellew en action face à Adonis Stevenson au Colisée Pepsi en 2013. Stevenson avait stoppé le combat au sixième engagement. À son combat suivant, en mars 2014, Bellew a monté de catégorie et s’est emparé du titre WBO international en défaisant Valery Brudov. En mai 2016, il est devenu champion du monde WBC malgré une chute au premier round. Bellew a défait Ilunga Makabu au troisième round. Il a ensuite battu BJ Flores, puis David Haye à deux reprises.

Pour sa part, Oleksandr Usyk est le gagnant du tournoi « World Boxing Super Series », au cours duquel il a vaincu coup sur coup Marco Huck, Mairis Briedis et Murat Gassiev entre septembre 2017 et juillet 2018. Voici en rappel le parcours du Usyk que nous avions publié avant le début du tournoi. Le réputé entraîneur Russ Anber étant dans son coin, nous nous étions entretenu avec lui.

Le parcours émérite d’Oleksandr Usyk

Trop peu connu en Amérique du Nord, Oleksandr Usyk est toute une vedette en Ukraine. Son parcours amateur est truffé de victoires. Joueur de soccer de haut niveau à l’adolescence, il découvre la boxe à 15 ans et se hisse rapidement parmi les meilleurs. À travers ses plus grands accomplissements, notons sa médaille de bronze aux championnats du monde de 2009 et ses médailles d’or aux mondiaux de 2011 et aux Olympiques de Londres en 2012. Lors de ces deux tournois, Usyk a vaincu à chaque reprise un certain Artur Beterbiev par la marque de 17-13. Le parcours amateur du gaucher s’est terminé avec une fiche de 335-15.

« Oleksandr est très talentueux. Il est très actif dans un ring, il lance beaucoup de coups, il est agile et athlétique. Je le comparerai à un poids moyen dans le corps d’un boxeur de 200 livres », explique Russ Anber qui travaille avec lui depuis un peu moins d’un an.

Après les Jeux olympiques de 2012, Oleksandr se joint à l’équipe ukrainienne dans la World Boxing Series. Il y remporte ses six combats, dont deux, par KO. Malgré ces succès, son équipe s’incline en finale 6-5 face aux Kazakhs d’Astana. En novembre 2013, il commence sa carrière professionnelle sous la protection de K2 Promotions des frères Klitschko. Le boxeur de trente ans en sera seulement à son treizième combat pro samedi.

La voie rapide vers les championnats

Tout comme son bon ami et compatriote Vasil Lomachenko, Usyk est pressé de grimper sur les plus hautes marches. Après 11 mois, lors de son cinquième combat chez les pros, il remporte le titre mineur Inter-Continental de la WBO. En septembre 2015, Usyk est classé l’aspirant no 1 du tout nouveau champion polonais à l’époque Krzysztof Glowacki. Ce n’est qu’un an plus tard qu’il obtient sa chance en championnat du monde.

 usyk-glowacki Habitué d’être sur la route sur la scène amateur, Usyk accepte de se battre en Pologne face au champion invaincu qui a dominé coup sur coup Marco Huck (KO 11e) et Steve Cunningham (DU 12). L’aspirant ne donne pas à la foule tellement d’occasions de fêter, il l’emporte par décision unanime avec des cartes de 117-111, 119-109 et 117-111.

Quatre mois plus tard, Usyk fait son entrée aux É.-U., il fait la demi-finale de Joe Smith Jr VS Bernard Hopkins. Son rival provient de l’Afrique du Sud et il détient une fiche de 17-2, le gaucher Thabisco Mchunu est classé alors 11e à la WBO. Le champion est sans pitié et il obtient le KO au 9e. Par contre, il est bien normal si vos souvenirs de cette soirée sont plus associés à la fin de carrière du légendaire Bernard Hopkins.

trio ukrainien Usyk, Lomachenko et GvozykEn avril dernier, Top Rank organise au Maryland un gala spécial offrant de la visibilité à trois vedettes ukrainiennes : soit le mi-lourd Oleksandr Gvozdyk, Usyk et bien sûr le champion à 130 livres Vasyl Lomachenko. Ce soir-là, Gvozdyk assomme Yunieski Gonzalez en seulement trois rounds alors que Lomachenko se défait de Jaso Sosa en neuf reprises.

De son côté, Usyk affronte son neuvième aspirant l’Américain Michael Hunter (12-0-0). Les deux boxeurs cumulent seulement 23 combats chez les professionnels, mais ils ont tous deux beaucoup d’expérience amateur. L’Américain a notamment vaincu Oscar Rivas en 2008 et aux Olympiques de Londres son duel avec Artur Beterbiev s’est terminé 10-10. Lors d’un verdict nul, les juges doivent trancher, c’est le Russe qui a poursuivi son chemin jusqu’à un certain Usyk. Revenons à nos moutons, face à Usyk, l’Américain est coriace, mais il subit un déluge de coups et doit s’avouer vaincu par décision unanime (117-110, 117-110, 117-110).

La relation entre Usyk et Anber

Usyk et Russ AnberPeu de temps avant le combat avec Michael Hunter, une rumeur à circuler comme quoi Usyk était entraîné par Anatoly Lomachenko, le père de Vasil. Puis des gens dans l’entourage des deux champions ont annoncé que c’était plutôt Russ Anber qui s’occupait d’Oleksandr Usyk. Le vétéran entraîneur nous clarifie tout ça.

« La première fois que j’ai travaillé avec Oleksandr ce fut lors de son combat contre Mchunu. Comme je le fais très régulièrement, j’étais le « cutman » dans le coin et je me suis occupé de faire ses bandages. En vue du gala d’avril, les Ukrainiens ont fait leur camp d’entraînement tous ensemble. C’est Anatoly qui a préparé le camp d’entraînement général pour tout le monde, alors que moi je me suis occupé spécifique de la préparation de Usyk pendant les huit semaines du camp », explique Anber.

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