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Connaissez-vous bien la Régie ?

Jean Douville et Michel Hamelin

Par Jean-Luc Autret

Lors de chaque gala de boxe, les amateurs ont sûrement remarqué la présence de nombreux hommes et femmes portant un veston bleu royal. Il s’agit des représentants de la section des sports de combat professionnels de la Régie des alcools, des courses et des jeux. Pour souligner la fin de l’année, nous vous proposons un long article pédagogique qui vous en apprendra beaucoup sur des gens de l’ombre qui font en sorte que le monde de la boxe québécois est bien structuré. Ceux qui ont une mémoire d’éléphant se rappelleront un article publié dans le magazine de La Zone de Boxe no 35 datant de janvier 2012.

Un peu d’histoire

La section des sports de combat professionnels a évolué avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Jusqu’au 1er juillet 1987, ce sont des commissions athlétiques municipales qui étaient responsables de la tenue des galas. Plusieurs événements durant les années 80 amèneront de profonds changements.

Programme du 20 juin 1980Tout d’abord, à la suite du décès du Montréalais Cleveland Denny lors de son combat face à Gaétan Hart au Stade olympique le 20 juin 1980, une étude sur la boxe professionnelle au Québec est menée par Gilles Néron, le président de la toute nouvelle Régie de la sécurité dans les sports au Québec (RSSQ).

Le rapport, déposé le 14 mai 1981, vise à sanctionner les pratiques abusives dans les sports de combat. Parmi ses principales recommandations figurent la création d’un carnet du boxeur, la réglementation de l’obtention des permis et un meilleur suivi médical. Le rapport Néron recommande aussi la création d’une fédération de boxe professionnelle (FBPQ). Avant 1980, aucune norme n’encadrait la pratique de la boxe. Seules trois commissions athlétiques existaient au Québec, soit à Montréal, à Sherbrooke et à Québec. Ces organismes municipaux étaient chargés de contrôler la qualité des combats et de recruter le personnel encadrant les matchs – juges, arbitres, médecins. L’absence de moyens et de règles limitait leur pouvoir déjà territorialement restreint.

En 1984, la commission athlétique de Montréal demande au ministre de la justice de mener une commission d’enquête sur l’infiltration du crime organisé dans la boxe. Deux ans plus tard, le rapport dirigé par le juge Raymond Bernier expose neuf recommandations, la principale étant celle d’abolir les commissions athlétiques municipales et de former une commission provinciale sous la responsabilité de la RSSQ.

Régie des alcools, des courses et des jeux Le 1er juillet 1987, le juge Bernier devient le président de la RSSQ et la boxe professionnelle québécoise est maintenant sous la responsabilité de Mario Latraverse. En octobre 1997, le ministre Rémy Trudel dépose un projet de loi visant à abolir la RSSQ et à intégrer la section des sports de combat au sein de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ). Cette nouvelle réglementation, entrée en vigueur le 1er avril 1998, est toujours en application à ce jour.

Les legs de Mario Latraverse

Le bâtisseur de cette organisation est sans conteste Mario Latraverse. Un portrait de la section des sports de combat sans parler un peu de lui serait tout simplement incomplet. Policier à la ville de Montréal pendant 29 ans, il est responsable de la lutte contre la mafia lors du gala du 20 mai 1980. Il assiste à l’événement sur invitation de la commission athlétique de Montréal; sa présence rassure et est utile au point où il devient consultant pour la commission.

Lors de la commission sur l’infiltration du crime organisé dans le monde de la boxe, l’expérience tant judiciaire que pugilistique de Mario Latraverse est mise à profit et ce dernier siège sur la commission. Au terme de ce mandat, le juge Bernier demande à M. Latraverse de prendre en charge la section des sports de combat lors de sa création le 1er avril 1987.

Mario LatraversePendant plus de vingt-et-un ans, Mario Latraverse est responsable de la gestion des sports de combat et de la bonne tenue de 311 cartes de boxe, ce qui représente 1 193 combats de boxe en plus de 138 combats de kick-boxing et 614 d’arts martiaux mixtes. À travers toutes ces années, il bâtit un large réseau dans le monde de la boxe. Il devient membre des comités administratifs de la WBC et de la NABF, des organismes mondiaux et nord-américains. Il a aussi pris la direction de la Trans America Boxing (TAB), ce qui causera sa retraite quelques années plus tard.

De son propre aveu, Mario Latraverse considère que l’une de ses plus importantes contributions à la boxe a été l’établissement d’une réglementation sévère qui a redonné ses lettres de noblesse à la boxe québécoise. Ce changement a progressivement amené bien des gens à s’intéresser à ce sport. Ainsi, avec les années, un important changement au niveau de la clientèle s’est effectué.

Trois pertes importantes

Au printemps 2014, l’équipe de la Régie a dû dire au revoir à deux de ses membres. Âgé de 69 ans, le docteur Pierre Meunier a succombé à un cancer et quelques semaines auparavant, c’était le juge Claude Paquette qui quittait pour un monde meilleur suite à une leucémie virulente.

Dr Pierre MeunierTrès dévoué, le médecin de famille de Varennes a été engagé comme médecin pour un événement de boxe pour la première fois en 1979. C’était à l’époque de la Commission d’athlétisme de Montréal, l’ancêtre de la Régie actuelle. Sa longue présence près du ring a laissé de nombreux souvenirs aux intervenants du monde de la boxe.

«Mes premiers souvenirs de lui remontent à l’époque où j’avais une trentaine d’années. Nous avons participé à des dizaines et des dizaines de galas ensemble. Il était un homme professionnel, qui était à son affaire. À l’époque où j’arbitrais à New York, il s’occupait même de me faire passer les examens médicaux pour arbitres» – Guy Jutras, ancien boxeur (1952-1953), ancien arbitre (1969-1997), ancien juge (1980-2011) et superviseur de la WBA depuis 2009.

«Il avait à cœur notre sport et le comprenait, mais il pouvait être ferme quand c’était nécessaire. Je me rappelle un événement en 1998, Éric Lucas devait faire la finale d’un gala au Centre Molson. La veille, la pesée et les médicaux allaient bien jusqu’au dernier, l’adversaire de Lucas, le  Brésilien Mauricio Amaral, classé 3e au monde. Le docteur Meunier est venu nous avertir qu’il était aveugle d’un œil. Yvon et moi le respections tellement que nous n’avons pas demandé un deuxième avis et le gala a été annulé» – Bernard Barré, vice-président du Groupe Yvon Michel.

Dr Meunier, Jean Douville et Dr Gagné«Je le connais depuis 1980, il était d’un grand professionnalisme et d’une disponibilité comme pas un. Il a participé à de nombreux comités pour améliorer la sécurité des sports de combat» – Jean Douville, responsable de la manifestation sportive depuis dix ans et employé à la Régie depuis 1980.

«Le Docteur Meunier croyait qu’en appliquant des principes de prévention, la boxe n’était pas un sport dangereux; il était un ambassadeur important pour nous et il a pris soin de former de la relève. Grâce à lui, nous pouvons compter sur l’appui de trois médecins, les docteurs Marc Gagné, Martin Grant et Normand Lavoie» – Michel Hamelin, directeur de la section sports de combat de la Régie des alcools, des courses et des jeux.

Claude PaquetteLe juge Claude Paquette était une figure moins connue du grand public mais il n’était pas moins important pour l’équipe de la Régie. Il a commencé à juger des combats de boxe en 2001 et depuis quelques années il était certifié par la WBC, ce qui l’a amené à voyager et à juger des combats en Californie, au Mexique, aux Barbades et bien sûr des centaines au Québec. Au cumulatif, il aura remis 430 cartes de pointage sur une période de treize ans. La dernière carte de pointage qu’il a remise fut lors du duel entre Jean Pascal et Lucian Bute le 18 janvier 2014.

Puis, cet été s’est éteint l’arbitre de réputation internationale Marlon B Wright. Victime d’un cancer de la peau,  il est décédé à l’hôpital Sacré-Coeur au début du mois de juillet. Il était seulement âgé de 51 ans, agent de sécurité pendant plus de vingt ans à l’université McGill, il laisse dans le deuil son garçon et sa fille ainsi que sa famille et ses amis.

Marlon B Wrignt décédéAncien boxeur professionnel (10-1-0, 3 KO), il a été à l’œuvre comme troisième homme lors de 330 combats, dont 11 combats de championnats du monde. En 2007, il fait ses débuts internationaux en Allemagne lors du duel entre Marco Huck et Steve Cunningham. Son combat de plus grande envergure est encore tout récent, il était le 3e homme lors du combat entre Gennady Golovkin et Kell Brook. C’est aussi lui qui était de service lors du combat entre Jeff Horn et Ali Funeka en Nouvelle-Zélande en décembre dernier, on connaît la suite, l’Australien est devenu champion face à Manny Pacquiao. Le même soir, Marlon agissait comme juge dans le combat précédant. Nous l’avons vu pour la dernière fois sur un ring en février dernier, c’est lui qui arbitrait le combat entre Eleider Alvarez et Lucian Bute.

Une équipe dévouée à son sport

La section des sports de combat de la RACJ peut paraître une grosse organisation gouvernementale lors des soirs de gala, mais ce n’est pas vraiment le cas. En fait, il n’y a que trois employés qui y travaillent à temps plein. Michel Hamelin occupe le poste de responsable de la section depuis la fin du mois de septembre 2009. Employé civil à la police de Montréal pendant 28 ans, il a succédé à Richard Renaud qui a occupé ce poste durant douze mois après la retraite de Mario Latraverse.

Sylvie L'Écuyer et Jean DouvilleMichel Hamelin est appuyé par deux techniciennes administratives, Sylvie L’Écuyer et Nathalie Côté. Avant d’occuper le poste de responsable des sports de combat, Michel a été inspecteur lors des galas pendant neuf ans; ainsi, il a pris de l’expérience en occupant chacun des postes possibles pour un inspecteur.

La section des sports de combat professionnels, comme son titre l’indique, est uniquement en charge des affrontements entre professionnels. Depuis huit ans, le nombre d’événements impliquant cette branche gouvernementale est assez stable. À travers la province, c’est de 30 à 35 galas (incluant les galas de MMA) qui sont organisés par les différents promoteurs.

Lors des soirées de boxe, il y a entre 20 et 30 contractuels qui s’assurent de l’application des règles. En général, il y a 3 arbitres, de 4 à 6 juges, un inspecteur par chambre, un responsable des bracelets, un responsable des gants, deux chronométreurs, 2 médecins et 4 membres du personnel administratif. Depuis l’entrée en poste de Michel Hamelin de nombreux nouveaux visages se sont greffés à l’équipe, à un tel point que le 19 décembre 2014, la Régie a supervisé deux galas en même temps, l’un à Repentigny, l’autre à Québec.

L'équipe de la RégieLa priorité de tous ces gens est avant tout la sécurité des boxeurs. Ces hommes et ces femmes sont des passionnés; un inspecteur comme un juge reçoit 107 $ pour une soirée de travail. Pour un arbitre, le montant augmente à 138 $. Il va sans dire que ces gens sont là avant tout pour leur amour du sport et non pour en faire une profession.

Lors des combats de championnats internationaux et mondiaux, les honoraires des arbitres et des juges augmentent substantiellement. Selon Guy Jutras, un combat impliquant un titre nord-américain rapporte quelques centaines de dollars aux officiels impliqués selon l’association qui sanctionne le combat. Pour un combat de championnat du monde, ce montant atteindra au maximum deux mille cinq cents dollars. Contrairement au Québec, certains états américains, tels que le Nevada et New York, remettent aux officiels des cachets calculés en pourcentage des bourses remises aux boxeurs.

Les dédales de la règlementation

Deux documents permettent de prendre connaissance du fonctionnement des sports de combat québécois. Les règlements sur les permis contiennent soixante-dix articles. Les règlements sur les sports de combat quant à eux représentent 32 pages et 195 articles.

Évidemment, il est inutile de reprendre chacun de ces articles. Les plus passionnés d’entre nous prendront peut-être le temps de les lire; pour les autres, voici un sommaire des règles les plus marquantes.

le ringTout d’abord, commençons par les règles qui concernent les équipements. Le ring peut avoir une dimension qui joue entre 16 pieds × 16 pieds et 20 pieds × 20 pieds (article 55). Il est aussi possible de voir un ring de 24 × 24 à l’étranger. Plusieurs facteurs vont influencer le choix du ring, tel que la dimension de la salle et bien sûr la préférence stratégique du promoteur.

Évidemment, le ring doit compter quatre câbles qui doivent être d’une épaisseur de un pouce et enveloppés d’un matériel non rugueux (article 55). Certains observateurs ont probablement remarqué que dans les dernières années, il y a eu une augmentation de l’enveloppe des câbles; cela n’est pas règlementé et permet d’offrir une visibilité additionnelle à des commanditaires.

Les gants sont d’un poids de huit onces pour les boxeurs pesant 154 livres et moins. Les gants passent à dix onces pour les pugilistes évoluant chez les poids moyens et plus (article 59). Durant sa préparation d’avant-combat, le boxeur recevra la visite de l’arbitre qui lui donnera ses directives pour l’affrontement. De plus, un inspecteur sera présent dans le vestiaire tout au long de la pose des bandages (article 64).

Bien qu’habituellement elle ait lieu sur l’heure du dîner la veille des combats, la pesée doit se tenir de 8 à 30 heures avant le début de ceux-ci (article 73). À l’exception des combats de championnat, les boxeurs n’ont droit à aucun délai pour faire le poids (article 77). Par contre, la balance doit être disponible deux heures avant le début de la pesée.

La peséeEn cas d’un poids supérieur désigné au contrat, le boxeur fautif se voit retirer 20 % de sa bourse et ce montant est remis à son opposant (article 168). Il est important de mentionner que ce règlement est une innovation de la régie; une fois implanté, plusieurs autres commissions, comme le Nevada, l’ont repris.

L’arbitre est très important dans un combat de boxe. Il a le droit d’arrêter un combat s’il considère que l’un des boxeurs ou les deux ne font pas leur possible pour l’emporter (article 99). Il est en droit de déduire un point si un boxeur rejette intentionnellement son protecteur buccal; en cas de récidive, il doit le disqualifier (article 97).

L’arbitre doit arrêter le combat lorsque le médecin l’avise qu’un boxeur n’est plus apte à poursuivre l’affrontement (article 102). Un boxeur est déclaré au tapis lorsqu’une partie de son corps, outre ses pieds, touche le tapis ou lorsque les câbles l’empêchent de chuter (article 105). Ce boxeur reçoit un compte de huit (article 107) et perd automatiquement un point.

L’arbitre peut avertir un boxeur, le pénaliser ou le disqualifier sans avertissement préalable selon la nature, les conséquences et l’aspect intentionnel des fautes commises (article 113). En fait, l’arbitre décide de toutes les questions qui surviennent lors d’un combat (article 114).

Les trois juges doivent faire une évaluation à chaque round, basée sur quatre points précis qui sont classés par ordre d’importance (article 127) :

1. La répétition et la puissance des coups permis.
2. L’agressivité par le fait qu’un boxeur soutient l’attaque pendant le round au moyen du plus grand nombre de charges.
3. Le contrôle évident dans le ring, c’est-à-dire l’habilité à prendre avantage rapidement de toutes les opportunités offertes, la capacité de s’adapter à toutes les situations qui se présentent, de prévoir et de neutraliser les attaques de l’adversaire et d’adopter un style avec lequel celui-ci n’est pas particulièrement à l’aise.
4. La défensive par des esquives et des parades habiles.

Comme mentionné à l’article 114, c’est l’arbitre qui décide durant un combat; les juges doivent donc déduire un ou plusieurs points selon les commandes de l’arbitre (article 128).

La carte des juges doit toujours comporter un score de 10 points. Si le gagnant du round se fait retirer un point par l’arbitre, les juges doivent additionner ce point à la fiche du perdant. En cas de round nul, les deux boxeurs ont droit à une note de 10 (article 130).

Michael Griffin et Bernard HopkinsLes boxeurs sont sur haute surveillance durant un combat; l’arbitre peut sévir à leur endroit sous de nombreuses justifications. Pas moins de 23 comportements peuvent leur valoir une faute qui entraîne un avertissement ou la perte d’un point (article 131). Le perdant d’un round peut avoir un pointage qui varie entre 6 et 9 points (article 130).

Après son combat, le boxeur reçoit la visite du médecin qui s’assure de son état de santé et qui l’informe de la durée de sa suspension. Que ce soit en cas de victoire ou de défaite, une période de repos de 7 jours doit s’écouler entre 2 combats pour un boxeur qui a livré un combat de 4 rounds. Cette période est de 14 jours s’il a livré un combat de 6 rounds, de 21 jours s’il a livré un combat de 8 rounds et de 30 jours s’il a livré un combat de 10 rounds et plus (article 154).

En ce qui concerne le contrat entre un boxeur et un promoteur, il y a cinq articles qui régissent son contenu (articles 168 à 172). Il est à noter que le promoteur ne peut exiger plus de 10 % de la bourse s’il lui fournit les services d’un entraîneur.

Pour les contrats à long terme entre un gérant et un boxeur, le maximum de temps est de trois ans. Le pourcentage d’honoraires versés au gérant ne peut excéder 20 % des bourses du boxeur; s’il est aussi son entraîneur, ce pourcentage augmente à 30 % (article 173).

Cette section ne peut être complète sans vous révéler le coût d’un permis pour l’organisation d’un gala de boxe. Les droits exigibles sont d’un minimum de 5 000 $ et ils évoluent selon les revenus provenant de la vente des billets. Les événements qui ont généré le plus de revenus pour la Régie ont été organisés par l’UFC, qui a payé 131 000 $, alors le maximum payable par un promoteur (article 35).

Beaucoup de visibilité internationale

Depuis son entrée en fonction, Michel Hamelin a appris à négocier avec des promoteurs étrangers tels que Don King, Top Rank, Gary Shaw et Golden Boy Promotion, en plus des diffuseurs américains Showtime et HBO et, plus récemment, Premier Boxing Champions qui sont de passage dans la Belle Province de quelques fois par année depuis 2009. Ces nombreuses expériences lui ont confirmé que son organisation se compare aux meilleures sur la planète.

Kovalev Pascal 2 annonceLors des combats internationaux, la procédure est comme suit: une fois que la régie a accepté la tenue du combat, une liste d’officiels est suggérée par l’association qui sanctionne l’affrontement. De cette liste, la Régie favorise toujours un minimum de 50 % provenant du Québec, que ce soit un arbitre et un juge ou deux juges.

Il y a peu de différences pour la Régie entre un événement international et un gala devant mille personnes. L’une des rares demandes imposées par la télé américaine est au niveau de la présence d’une deuxième ambulance.

Après chaque gala, un retour est fait sur la soirée en compagnie des officiels québécois. Les décisions douteuses et les cartes de pointage à contresens sont abordées lors d’une séance d’information. Constamment à l’affut d’améliorations, la Régie a modifié ses équipements de chronométrage à la suite de l’incident du 10e round lors du combat entre Herman Ngoudjo et Juan Urango. Maintenant, un ordinateur portable muni d’un signal sonore évite que l’on dépasse les trois minutes.

En conclusion, de par sa rigueur, son intégrité et son professionnalisme, la Régie et son personnel ont obtenu plusieurs reconnaissances au niveau mondial (commissaire de l’année selon la WBC en 2014 et selon la NABF en 2015) et se sont imposés comme des leaders dans le monde de la boxe.

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