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Bilan 2015 de l’équipe de 12 Rounds

Sergey Kovalev-Jean Pascal

Tout comme en 2014, l’équipe de 12 rounds a été présente en 2015 à l’ensemble des galas organisés au Québec, dont le nombre s’est élevé cette année à 17. De plus, grâce à notre Ontarien d’adoption, Benoît Dussault, nous étions présents lors des galas tenus le 14 avril et le 11 septembre à Toronto (impliquant Mick Gadbois, Adonis Stevenson et Jo Jo Dan), de même qu’à celui présenté le 29 août à Mississauga (impliquant Frank Cotroni et Frank Miville).

Matthysse ProvodnikovNotre année a aussi été ponctuée de quelques voyages à l’extérieur du pays. Évidemment, comme plusieurs amateurs du Québec, nous étions au Madison Square Garden le 17 octobre, où nous étions représentés par pas moins de quatre membres de notre équipe. En outre, nous avons assisté à deux excellents galas à Verona, ayant donné à voir les Matthysse VS Provodnikov, Ortiz VS Jennings, Walters VS Sosa, et Clottey VS Rosado, de même que les boxeurs cubains Gamboa et Gonzalez. Enfin, nous avons agrandi notre équipe au point d’avoir un représentant à Porto Rico, Sylvain St-Onge, qui a pu voir de près la jeune sensation Felix Verdejo, maintenant classé 4e à la WBA, 5e à la WBO et 8e à l’IBF chez les 135 livres.

Bref, nous avons connu douze mois particulièrement chargés, pour seulement notre deuxième année d’existence comme média spécialisé en boxe. Initialement l’affaire de trois passionnés (Benoît, Jean-Luc et Martin), 12 rounds s’est considérablement développé pour offrir plus de contenu de qualité sur des sujets variés et dans une optique instructive. Nous profitons de l’occasion pour remercier chacun de nos collaborateurs. Les voici en rafale (en cliquant sur leur nom vous pourrez lire ou relire leurs textes): Russ Anber, Douggy Berneche, Mike Bilodeau, Rénald Boisvert, Kevin Bonneau, François Bouchard, Yacine Chikh, Philippe Chicoine, Richard Cloutier, Philippe Couture, Jonathan Desormeaux, Martin Fournier, GM Ross, Renan St-Juste, Sylvain St-Onge, Caroline Veyre et Érik Yelemanov.

Voici donc – dans un effort de cohérence évident! – les douze prix 2015 de 12 Rounds. Puisque notre couverture s’attarde avant tout à la boxe québécoise, nous avons laissé de côté la boxe internationale et effectué nos choix uniquement parmi les personnes, performances ou évènements ayant un lien avec le Québec.

Boxeur de l’année : David Lemieux

Golovkin-Lemieux a NYSa victoire face à Hassan N’Dam est digne d’être en lice pour le combat de l’année. De plus, sa brillante performance contre le Français lui a permis de devenir champion du monde. Par la suite, son gérant EOTTM l’a amené à faire la finale d’un PPV sur HBO. Rappelons que, avant cet évènement, le dernier Québécois qui avait eu droit à un tel privilège était Arturo Gatti. Enfin, bien que Lemieux ait été totalement dominé par Gennady Golovkin, il a eu le courage et la détermination de se frotter au meilleur de sa division. Nous avons déjà hâte de le revoir en action en mars ou en avril prochain.

Combat de l’année : Sergey Kovalev contre Jean Pascal

Quel autre combat disputé en 2015 a donné à voir, non pas seulement un Québécois contre un boxeur appartenant au top 10 ou 15 mondial «livre pour livre», mais également certains rounds compétitifs et serrés, c’est-à-dire un véritable suspense? Il suffit de poser la question franchement pour apercevoir la réponse.

Mention honorable : Lemieux VS N’Dam

Gala de l’année : Kovalev VS Pascal, le 14 mars à Montréal

Le gala du 14 mars au Centre Bell est celui qui a attiré la plus grosse foule parmi les 17 galas présentés dans la Belle Province en 2015. En début de soirée, les David Théroux, Yves Ulysse Jr et Dierry Jean n’ont pas perdu de temps et ils ont obtenu des KO. Avant la finale tant attendue, les amateurs ont pu voir à l’œuvre trois pugilistes russes représentés par Main Events. Puis, la finale Kovalev VS Pascal s’est avérée enlevante et dramatique, au point où personne ne voulait en manquer une petite seconde.

Sergey Kovalev VS Jean Pascal

KO de l’année : Artur Beterbiev aux dépens de Gabriel Campillo

Pour une deuxième année consécutive, notre KO de l’année est le fait d’Artur Beterbiev. Comme on sait, le boxeur d’origine tchétchène ne fait pas dans la dentelle lorsqu’il monte dans le ring et il préfère obtenir des victoires décisives et sans appel, ce qui veut dire avant la limite. On se rappellera que notre collègue Érik Yelemanov a montré avec brio que sa mise hors de combat de Gabriel Campillo ressemblait étrangement au légendaire coup qui, en 1952, avait permis à Rocky Marciano de remporter la couronne mondial des lourds contre Jersey Joe Walcott.

Round de l’année : David Théroux vs Frank Cotroni, 4e round

Le 20 novembre au Colisée Cardin de Sorel-Tracy, les amateurs de boxe ont eu droit à un spectacle mémorable, alors que Frank Cotroni et David Théroux y sont allés «all in» lors du quatrième round de leur duel. Voyez ou revoyez ces trois minutes, c’est du pur bonbon.

Mention honorable : Kovalev-Pascal, 4e round

Recrue de l’année : Mathieu Germain

Le rapide et explosif boxeur de Mike Moffa et de Camille Estephan n’a laissé personne indifférent en effectuant une entrée fracassante sur la scène professionnelle en 2015. Il a su impressionner et dépasser les attentes dans chacun des cinq combats qu’il a livrés. Où s’arrêtera son ascension? L’avenir pourrait recéler de très belles choses pour lui.

Retour de l’année : Lucian Bute

Bute DeGale en actionCe choix est indiscutable. Alors que certains lui recommandaient de prendre sa retraite, le Québécois d’origine roumaine a livré une superbe performance dans son combat de championnat du monde contre James DeGale, démontrant par le fait même qu’il appartenait encore à l’élite des 168 livres. Quand deux pugilistes offrent de la boxe, et un spectacle, d’aussi haut niveau que Bute et DeGale, la victoire et la défaite deviennent alors des notions très relatives selon nous. Dans un cas semblable, il est plus exact de dire que les deux boxeurs sont sortis gagnants de l’affrontement. Bravo à Lucian.

Entraîneur de l’année : Marc Ramsay

Marc Ramsay et Camille EstephanComment ne pas voter pour celui qui a préparé David Lemieux, Jean Pascal, Eleider Alvarez et Artur Beterbiev pour tous leurs combats en 2015? Marc Ramsay est maintenant une figure bien connue de la boxe, autant au Québec qu’à l’étranger. Son titre d’entraîneur de l’année est d’autant plus méritoire que d’autres entraîneurs québécois ont brillé en 2015, par exemple Howard Grant, dont la qualité du travail avec Lucian Bute et Francis Lafrenière a franchement impressionné.

Promoteur de l’année : Eye of the Tiger Management

Tous les promoteurs québécois, incluant bien sûr les plus petits, mériteraient des félicitations à divers titres en 2015. Mais lorsqu’on prend en compte le double critère du dynamisme et de l’appartenance aux «ligues majeures» du noble art, l’infatigable équipe d’EOTTM l’emporte sur les autres. De vrais leaders, qui resteront probablement durs à déloger en 2016 et dans l’avenir.

Surprises de l’année : Kevin Bizier et Shakeel Phinn, à égalité

Qui aurait pu deviner que Kevin Bizier allait dominer aussi facilement Fredrick Lawson en terrain hostile à Miami? Et qui s’attendait à voir Shakeel Phinn revenir de l’arrière pour passer le KO à Guillaume CoudéTremblay dans le sixième et dernier round de leur affrontement? Sur l’échelle de la surprise, il est bien difficile de départager ces deux évènements. C’est pourquoi ils forment nos co-surprises de l’année.

Meilleures performances dans une défaite : Lucian Bute et Ghislain Maduma, à égalité

Il est évident que le brio de Lucian Bute contre James DeGale se devait d’être couronné du prix de la meilleure performance dans une défaite, mais ex aequo avec une autre belle performance selon nous, celle de Ghislain Maduma contre Maurice Hooker, réalisée au vénérable Madison Square Garden de New York. «Mani» s’est incliné par décision partagée, mais avec un peu de chance, il aurait tout aussi bien pu emporter la faveur des juges. Il a quoi qu’il en soit impressionné, et peut être fier de sa performance. 

Coup de cœur de l’année : nos sept Québécois en championnat du monde

Chaque boxeur au début de sa carrière a un seul objectif: devenir champion du monde ou, du moins, participer à un combat de championnat. Nous tenons à rendre hommage à sept Québécois qui ont eu le privilège de se battre pour un titre mondial en 2015, à savoir, en ordre chronologique, Bermane Stiverne, Jean Pascal, Jo Jo Dan, Adonis Stevenson (deux fois), David Lemieux (deux fois), Dierry Jean et Lucian Bute. Bien sûr, nous aurions préféré obtenir plus que trois gains au cours de cette série, mais sept boxeurs Québécois en championnat du monde dans la même année, c’est un record. Rappelons-nous qu’il n’y a pas si longtemps, disons il y a dix ans, nous devions nous contenter d’Arturo Gatti qui se battait à Atlantic City…

Avant de clore cette remise de prix annuelle, Benoît, Martin et Jean-Luc ont décidé de remettre trois prix additionnels pour souligner qu’autrefois un championnat du monde ça durait 15 rounds, et aussi parce que nous souhaitons récompenser le travail de certains de nos collaborateurs. Donc, voici trois prix spéciaux à l’interne décernés publiquement.

Collaborateur le plus prolifique : François Bouchard

François l’ignore probablement lui-même: il a publié 32 articles en 2015. En plus de la quantité, il a brillé sous les rapports de la qualité et de la diversité. Notre passionné de la Vieille Capitale vous a offert des analyses d’avant-gala, des descriptions de gala, des analyses post-combats et des entrevues, autant avec des boxeurs amateurs ou professionnels qu’avec des entraîneurs. Merci François pour le partage de ta passion, nous sommes heureux de pouvoir compter sur toi aussi souvent!

Recrue de l’année : Rénald Boisvert

Comme vous l’avez lu en introduction, notre équipe s’est considérablement élargie en 2015. Nous tenons à souligner la collaboration peu fréquente mais ô combien stimulante du réputé entraîneur Rénald Boisvert. Ses textes, hautement pédagogiques, nous ont amenés à créer une section intitulée Comprendre la boxe pour regrouper des écrits qui traitent de façon approfondie de plusieurs aspects-clés du noble art.

Publication la plus populaire : Érik Yelemanov

Notre polyglotte, Érik, parle français, anglais, russe et un peu espagnol, en plus d’avoir des yeux de lynx. Le 4 avril à Québec, il a remarqué la ressemblance entre le KO de Beterbiev sur Campillo et celui de Rocky Marciano sur Jersey Joe Walcott. Il en a résulté un montage de onze secondes qui a été vu des milliers de fois et qui a été partagé à 135 reprises. Bravo!

12 rounds

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  1. Pingback: Shakeel Phinn déjà en championnat canadien

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