BUTLERvsCOOK_EVENKO
Boxe québécoise pour tous les amateurs de boxe francophones – 12rounds.ca

Guillaume Tremblay-Coudé: «Je vais tout donner pour gagner!»

Par Philippe Couture

Le poids mi-lourd Guillaume Tremblay-Coudé (5-0-1, 4 K.-O.) affrontera le boxeur des Maritimes Richard Arsenault (3-0-1, 1 K.-O.) vendredi le 15 mai, dans la finale, prévue pour six rounds, d’un gala présenté à l’hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi. J’ai eu la chance de m’entretenir au téléphone avec Tremblay-Coudé plus tôt cette semaine.

12 Rounds: Tout d’abord Guillaume, félicitations pour ta dernière victoire, acquise il y a deux semaines par TKO au troisième round à Sorel.

Guillaume Tremblay-Coudé attaquant Rashad Jones à son dernier combat

Guillaume Tremblay-Coudé attaquant Rashad Jones à son dernier combat

Guillaume Tremblay-Coudé: Merci. Dans les circonstances, je suis assez fier de cette victoire. Rashad Jones était un adversaire plutôt plate à affronter, puisqu’il reculait et n’était pas très agressif, ce qui m’a empêché d’utiliser mes habiletés de contre-attaquant. Mais j’ai su m’ajuster et en venir à bout tout de même.

12 Rounds: Tu t’entraînes toujours avec Michel Desgagné, du Club de boxe de Chicoutimi. Rendu à cinq combats professionnels, quels sont les aspects techniques que tu travailles encore beaucoup avec ton entraîneur?

Guillaume Tremblay-Coudé: Je te mentirais si je te répondais la force de frappe, puisque j’ai la chance de posséder cet atout naturellement. En fait, avec Michel, on travaille sur la fluidité; je veux devenir un boxeur plus fluide, afin de pouvoir mieux utiliser mon jab, ma main avant et mon crochet.

12 Rounds: Tu feras la finale d’un gala au Saguenay le 15 mai prochain. Qu’est-ce que ça te fait d’être en vedette dans ton patelin d’origine?

11148588_808672635868820_5705189294090697357_nGuillaume Tremblay-Coudé: C’est évident que ça fait plaisir. Ça va me permettre de renouer avec les gens de là-bas qui suivent mon évolution depuis le temps où j’évoluais dans la LHJMQ avec les Saguenéens et aussi dans la Ligue nord-américaine de hockey avec les Marquis de Jonquière. La plupart de ces gens n’ont pas pu me voir boxer dans la région récemment, alors évidemment je suis content. Cela dit, Sorel est vraiment devenu ma ville d’adoption depuis que je fais partie des Éperviers. Comme les partisans de l’endroit m’aiment bien, j’apprécie aussi me battre devant eux.

12 Rounds: Le 15 mai, ton adversaire sera Richard Arsenault. Connaissais-tu ce boxeur?

Guillaume Tremblay-Coudé: Pas vraiment. J’ai eu la chance de voir quelques vidéos de lui. C’est un gars qui va à la guerre. Comme moi, il n’a subi aucune défaite, donc on va être deux gars qui veulent conserver une fiche intacte, ce qui risque de faire un combat intéressant même si, à la fin de la soirée, l’un de nous deux aura un revers à sa fiche. Il avance beaucoup et semble avoir un bon cardio, donc avec mon entraîneur on va travailler en fonction de ça. Une chose est sûre, je vais tout donner pour gagner.

12 Rounds: On sait que la boxe professionnelle n’est pas toujours très rentable pour les athlètes en début de carrière. Comment abordes-tu cette réalité?

11150827_808672652535485_1414975162137179438_nGuillaume Tremblay-Coudé: J’ai la chance d’être grandement appuyé par l’organisation des Éperviers de Sorel et comme j’ai terminé l’école, j’ai beaucoup de temps pour m’entraîner. Le hockey reste mon revenu principal, donc j’ai la chance de pouvoir avoir mon gagne-pain tout en gardant la forme. Par contre, je n’ai pas de promoteur pour l’instant, donc j’y vais un combat à la fois. Je continue à bien boxer et à remporter de belles victoires et, si une occasion se présente, on l’évaluera en temps et lieu.

12 Rounds: Tu endosses le rôle d’homme fort chez les Éperviers de Sorel depuis quelques saisons déjà. Comment ce rôle est-il perçu par ton entraîneur de boxe vu que tu es également amené à te battre en dehors des câbles?

Guillaume Tremblay-Coudé: Évidemment, Michel comprend que le hockey est mon emploi et ma source de revenu principale. Cela dit, je crois qu’il préférerait que je cesse. Bien sûr les risques de blessures sont présents, mais heureusement, mis à part quelques petits bobos mineurs, je n’ai jamais rien eu. De toute façon, il ne faut pas penser à ça, j’ai une job à faire et je la fais. Faut dire que je suis un gars d’équipe, pour moi il serait impensable de commencer la saison de hockey avec mes coéquipiers et de quitter pendant la saison pour mes autres projets, ça ne se fait pas.

Crédit photo: Bob Lévesque (PhotoZone)

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils