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Le top 15 des boxeurs québécois – 12e édition, automne 2019

Artur Beterbiev Champion IBF

Par Richard Cloutier, Martin Fournier et Sébastien Gauthier

la zone de boxe

Alors que s’amorce la nouvelle saison des galas de boxe, après un été qui nous a donné quelques duels des plus surprenants, soit celui impliquant Oscar Rivas et celui de Jean Pascal, il nous fait plaisir de vous présenter notre version de mi année du traditionnel top 15 québécois. À noter que l’évaluation tient compte des combats disputés au plus tard en juillet 2019.

Rappelons que cet exercice a débuté en 2006 dans le cadre du défunt magazine La Zone de Boxe et que nous le prolongeons avec plaisir depuis cinq ans et demi. Comme dans nos onze éditions précédentes (décembre 2013juillet 2014décembre 2014 et juillet 2015décembre 2015août 2016décembre 2016juillet 2017, décembre 2017, juillet 2018, décembre 2018) nous avons choisi comme critère de sélection la capacité à vaincre, à l’heure actuelle, des adversaires de grande valeur classés mondialement, comme on le fait généralement dans les classements «livre pour livre». Notre jugement ne repose donc pas, en dernière instance, sur les réalisations passées des pugilistes, mais sur leur valeur présente. Dit autrement, notre critère principal est le suivant: confronté au meilleur de sa division, sur qui serait-il raisonnable de miser le plus d’argent?

Tout comme lors de nos précédents classements, quelques passionnés ont pris le temps de réfléchir à leur propre classement. Chacun d’eux a produit son propre classement, dans lequel chaque position est associée à une valeur numérique, selon une pondération qui a fait ses preuves à l’époque de La Zone de Boxe, à savoir: 1ère position = 12 points, 2e position = 10 points, 3e position = 8 points, 4e position = 6 points, 5e position = 4 points, 6e position = 3 points, 7e et 8e positions = 2 points, 9e et 10e positions = 1 point, et 11e à 15e positions = 0,5 point. En cas d’égalité, nous avons choisi de mettre des boxeurs ex aequo.

Classement automne 2019

1 – Artur Beterbiev (36 points) – 2e en décembre 2018

2 – Jean Pascal (21 points) – 9e décembre 2018

3 – Oscar Rivas (17 points) – 11e en décembre 2018

4 – Eleider Alvarez (16 points) – 1er en décembre 2018

5 – Yves Ulysse Jr (14 points) – 6e en décembre 2018

6 égalité – David Lemieux (11 points) – 3e en décembre 2018

6 égalité – Erik Bazinyan (11 points) – 7e en décembre 2018

8– Mikael Zewski (10,5 points) – 13e en décembre 2018

9 – Marie-Ève Dicaire (10 points) – 5e en décembre 2018

10 – Steven Butler (7 points) – 4e en décembre 2018

11- Kim Clavel (2,5 points) – Première présence

12 – Mathieu Germain (2 points) – 11e en décembre 2018

13 égalité – Arslanbek Makhmudov (1,5 points) – 15e en décembre 2018

13 égalité – Shakeel Phinn      (1,5 points) – absent depuis juillet 2017

13 égalité – Sadriddin Akhmedov (1,5 points) – Première présence

Justifications

1 – Artur Beterbiev (36 points) – 2e en décembre 2018

Le mur a frappé fort dans les bureaux du Groupe Yvon Michel. Il y a un an l’expérimenté promoteur pouvait se vanter d’avoir dans son équipe 3 des 4 champions à 175 livres. Par contre, deux d’entre-eux refusaient de lui adresser la parole. Aujourd’hui, le seul qui est toujours détenteur d’un titre mondial c’est Artur Beterbiev. Même s’il a perdu en cour, il a quand même obtenu ce qu’il voulait : une libération de contrat.

En mars dernier, un simple communiqué a annoncé un divorce plus que prévisible. Puis le lendemain, son nouveau promoteur Top Rank annonçait que Beterbiev affronterait son 13e aspirant, le Bosniaque Radivoje Kalajdzic le 4 mai suivant. Pour ceux qui l’ignorent, le duel s’est terminé au 5e round.

Beterbiev a par la suite défié à plusieurs reprises Sergey Kovalev, mais plutôt que d’attendre le 24 août pour voir si Kovalev allait se défaire de son aspirant numéro un, l’Anglais Anthony Yarde(ce qu’il a fait par TKo au 11e round), Beterbiev, comme nous l’avions souhaité en décembre dernier, s’est plutôt engagé pour un combat d’unification face à Oleksandr Gvozdyk, un duel prévu le 18 octobre prochain.

2 – Jean Pascal (21 points) – 9e décembre 2018

Woooow!!! Bien peu de gens y croyaient, mais le vétéran a su s’imposer juste assez pour vaincre l’aspirant mondial Marcus Browne. Évidemment, les deux titres que Jean Pascal a remportés ont créé un débat à savoir s’il est devenu champion du monde pour une seconde fois. En fait, la vraie question est de savoir si on considérait Browne comme champion du monde avant ce duel. Bref, Pascal est passé du 15e échelon à celui de 1er aspirant de la WBA, le titre étant détenu par Dmitry Bivol, ce qui représente tout un exploit.

Comme l’a mentionné Martin Achard, l’un des cofondateurs de 12 rounds, un fait semble absolument indéniable: Jean Pascal est particulièrement bon pour atteindre les boxeurs gauchers avec de dures droites. Après Chad Dawson, Lucian Bute et maintenant Marcus Browne, personne ne doute qu’il a la bonne recette contre des gauchers.

Pour la suite des choses, Jean Pascal est lié à Al Haymon via le promoteur et matchmaker Tom Brown et c’est certainement une excellente chose pour lui. Pascal pourrait aisément se rebattre avant la fin de l’année aux États-Unis. Tom Brown est le principal promoteur évoluant avec Al Haymon et Premier Boxing Champions. Depuis le début de 2019, il a déjà organisé une vingtaine de galas tous présentés à la télé américaine. Il n’aura pas de difficulté à ajouter Pascal sur l’une de ses prochaines cartes.

Considérant ses revers face à Kovalev et Bivol, ainsi que le duel d’unification entre Beterbiev et Gvozdyk en octobre prochain, nous souhaitons à Jean Pascal d’affronter de nouveau Marcus Browne ou encore un autre gaucher tel que le Mexicain Gilberto Ramirez (2e à la WBC et à la WBO), l’Australien Blake Caparello (8e WBC, 10e WBO et 11e WBA) ou pourquoi pas le Russe Igor Mikhalkin (3e à la WBC). Il y a aussi l’Américain Tommy Karpency, mais ça ne soulèvera pas beaucoup de passion par ici….

3 – Oscar Rivas (17 points) – 11e en décembre 2018

Bien qu’il ait été vaincu par Dillian Whyte à Londres, le poids lourd du Groupe Yvon Michel a bien mieux paru que les Jean Pascal, Lucian Bute, Kevin Bizier, Jo Jo Dan, Ghislain Maduma et autres boxeurs d’ici, ayant tentés leur chance en Angleterre. 

En envoyant au sol le Britannique au 9e round, puis en perdant avec des cartes de 112-115, 112-115, 111-116, tout en apprenant par la suite que Whyte était dopé, on peut presque parler de victoire.

Pour l’instant, outre la suspension temporaire de Whyte par le WBC et le fait qu’il ait été dépouillé de son titre intérimaire, il y a énormément de flou dans cette histoire. Par contre, Rivas devrait éventuellement obtenir d’intéressantes offres de la part du puissant promoteur anglais Eddie Hearn. Yvon Michel a récemment affirmé que des mesures légales seraient bientôt prises.       

Peu importe que le Colombien d’origine devienne ou non aspirant obligatoire à la WBC, ce statut ne semble pas spécialement garantir un combat avec le champion en titre, en l’occurrence Deontay Wilder (souvenons-nous de l’attente interminable d’Eleider Alvarez ainsi que de celle de Bermane Stiverne pour affronter Klitschko). Par contre, plusieurs combats intéressants semblent être à la portée de Rivas et pourraient augmenter sa notoriété. On imagine aisément l’Olympien colombien face aux Michael Hunter, Dereck Chisora, Joe Joyce, David Price ou même contre l’ancien champion du monde Joseph Parker.       

4 – Eleider Alvarez (16 points) – 1er en décembre 2018

Le champion déchu a été dans l’incapacité de remonter dans le ring depuis son revers en février dernier. Alors qu’il devait initialement être en vedette au Centre Vidéotron le 28 juin, Yvon Michel a été incapable de convaincre Jessie Hart de traverser la frontière. Le duel a été déplacé au 15 juin à Vegas, puis une blessure récurrente à un pied a annulé le combat.

C’est le Cubain Sullivan Barrera qui a remplacé Alvarez, alors que le boxeur de Philadelphie l’a remporté par décision. Le retour de celui qui a surpris Kovalev, est bien difficile à prédire pour l’instant. Son promoteur peine à sortir du Cabaret du Casino de Montréal – il le fera toutefois le 23 novembre en présentant un gala au Centre Vidéotron à Québec – et surtout son équipe voudra qu’il soit pleinement rétablie avant d’organiser son retour sur le ring.

Maintenant âgé de 35 ans, Eleider Alvarez est toujours très crédible comme rival chez les mi-lourds. Reconnu pour sa patience légendaire, il a été aspirant obligatoire de la WBC pendant plus de deux ans et demi et a finalement dû remplacer Marcus Browne pour se battre en championnat du monde. Si tout se passe bien, Alvarez pourrait traverser la frontière en octobre ou novembre afin d’affronter quelqu’un, soit possiblement Le Mexicain Gilberto Ramirez (40-0-0) dont le nom a été évoqué par Yvon Michel au cours des derniers jours.

5 – Yves Ulysse Jr (14 points) – 6e en décembre 2018

Heureusement pour le clan Ulysse, leur récente association avec Golden Boy Promotions va faciliter la suite des choses pour le protégé de Rénald Boisvert. Évidemment, la cible prioritaire depuis longtemps est le longiligne ex-champion WBO américain Maurice Hooker.

Le nouveau trentenaire a fait une pierre deux coups en avril dernier en Californie. Il a d’abord vengé sa défaite face à l’Albertain Steve Claggett, puis il a remporté le mystérieux titre Gold de la WBA. Mais avant de le considérer comme un champion du monde, le toujours souriant et sympathique pugiliste devra gagner un titre plus conventionnel. Pour preuve de la « nature » de cette ceinture, la WBC et la WBO ne l’ont pas retiré de leur classement respectif.

Yves Ulysse Jr

Bien que Camille Estephan ait présenté en juillet ses projets d’automne, la destinée automnale d’Ulysse est restée inconnu – un duel américain en septembre a brièvement été évoqué. Considérant l’entente de cinq ans entre Golden Boy Promotions et DAZN, on peut présumer qu’il obtiendra un quatrième combat chez l’oncle Sam avant le grand retour au Centre Bell en décembre prochain.

6 égalité – David Lemieux (11 points) – 3e en décembre 2018

L’ancien champion du monde IBF n’a pas reçu beaucoup de bonnes nouvelles depuis le 14 décembre dernier, soit après être rentré à l’hôpital au lieu de se rendre à sa pesée pour affronter Tureano Johnson. À regret, il a finalement accepté de monter de division. Puis, seulement une semaine après avoir officialisé son duel avec l’Anglais John Ryder, le Montréalais s’est retiré à la suite d’une blessure à sa main droite. On le voit depuis, dans plusieurs vidéos circulant sur les médias sociaux, plongé dans l’entraînement. Des nouvelles d’un prochain combat sont attendues incessamment. Il est régulièrement question d’une présence en sous-carte du duel qui opposera Saul «Canelo» Alvarez, au Russe Sergei Kovalev, prévu le 2 novembre à Las Vegas.

David Lemieux

6 égalité – Erik Bazinyan (11 points) – 7e en décembre 2018

Le pugiliste d’origine arménienne a bien mieux réussi son examen à Vegas en mai dernier que Steven Butler. Comparativement à son collègue, Bazinyan n’a pas été poussé par son promoteur à sauter les étapes. En fait, puisqu’en seulement un an il a changé trois fois d’entraîneurs (d’Otis Grant à Stéphan Larouche puis à Marc Ramsay) c’est un peu normal que son équipe prenne son temps avec lui.

Classé no 1 à la WBO, l’organisme de sanction a récemment ordonné la tenue d’un combat entre Bazinyan et Rohan Murdock (24-1, 17 K.-O.) afin de déterminer qui sera l’aspirant obligatoire au titre mondial de la catégorie des supers-moyens, actuellement détenu par l’Anglais Billy Joe Saunders. On peut donc s’attendre à voir Erik disputé un second combat aux États-Unis cet automne avant le grand événement prévu en décembre au Centre Bell.

8– Mikael Zewski (10,5 points) – 13e en décembre 2018

Le Trifluvien est toujours en attente d’un combat d’envergure qui lui permettrait de confirmer qu’il est effectivement en mesure d’affronter les meilleurs à 147 livres. Est-ce qu’il aura sa chance le 23 novembre au Centre Vidéotron, à Québec, alors qu’il devrait remonter dans le ring ? Il semble qu’on ait tenté de l’opposer à Ghislain Maduma, mais que celui-ci ait plutôt confirmé qu’il avait bel et bien pris sa retraite. Quoiqu’il en soit, sa victoire en demi-teinte du 28 juin dernier lui a permis de mettre la main sur les titres nord-américains de l’IBF et de la WBO.

Sans contrat de promotion en bonne et due forme, Zewski se trouve toujours un peu entre deux eaux. À la mi-mai, le chroniqueur Steve Turcotte du Nouvelliste se demandait si Zewski n’aurait pas mieux fait de s’associer à Camille Estephan. En comparant les parcours de Simon Kean et de Mikael Zewski au cours des deux dernières années, nous vous laissons tirer vos propres conclusions.

Mikael Zewski

Depuis son échec face à Ponomarev, Zewski a repris espoir et rêve d’affronter l’un des champions à 147 livres. Si pendant deux ans et demi, Yvon Michel a été incapable d’organiser un duel entre Stevenson et Alvarez alors qu’il représentait les deux, il est un peu difficile de penser que Zewski obtiendra un tel duel. Dans le même sens, Antonin Décarie a été classé dans les tops 15 des mi-moyens pendant huit ans sans obtenir un combat de championnat. Zewski vivra-t-il le même sort ? On lui souhaite évidemment l’appel qui lui permettra de réaliser son rêve.

9 – Marie-Ève Dicaire (10 points) – 5e en décembre 2018

La championne du monde IBF des super-mi-moyennes a fait taire ses dénigreurs avec brio depuis décembre dernier. Après avoir vaincu la championne en titre, elle a pris la mesure de ses aspirantes no 1 et 2. Vous conviendrez que c’est difficile de lui faire des reproches. Malheureusement, malgré tous les efforts de la boxeuse pour faire croître sa notoriété, la salle du Cabaret du Casino de Montréal s’est péniblement vendu le 28 juin et selon notre collègue Francis Paquin les ventes de PPV pour Dicaire-Linberg ont été très faibles.

En début d’année 2019, le clan Dicaire espérait voir la boxeuse de 33 ans se battre à quatre reprises; soit en mars – mais ce duel a été reporté en avril à cause de la borgne Lina Tejana, en juin, ce qu’elle a fait. Quant aux duels espérés pour septembre et décembre, il semble maintenant acquis que la championne ne verra de l’action qu’une seule fois d’ici la fin de l’année. En effet, la championne défendra sa couronne IBF le 23 novembre au Centre Vidéotron, à Québec, face à la Vénézuélienne Ogleidis Suarez (29-3-1), une ancienne championne du monde WBA.

10 – Steven Butler (7 points) – 4e en décembre 2018

Le protégé de Camille Estephan maintenant âgé de 24 ans s’est installé dans le top 10 des classements de la WBO, WBC et de l’IBF chez les poids moyens. Le 2 mai dernier, il a fait son entrée chez l’oncle Sam à la suite de la signature de son contrat de promotion avec Golden Boy Promotions.

Par contre, au lieu d’impressionner, il a dû déposer un genou au sol au huitième round et se contenter d’une décision partagée. Son équipe n’en parlera pas ouvertement, mais c’était loin d’être le scénario rêvé. Jeudi, soit le 26 septembre prochain, il revient chez lui alors qu’il fera la finale du premier gala d’automne présenté par Eye of The Tiger Management au Casino de Montréal. Il affrontera alors Paul Valenzuela jr (24-8-0), qui a déjà fait face au champion du monde Jaime Munguia, un boxeur que Steven Butler aimerait bien affronter a-t-il déjà laissé entendre.

11- Kim Clavel (2,5 points) – Première présence

Kim Clavel, qui fait son entrée dans le classement 12 rounds va disputer jeudi son cinquième combat de l’année 2019, alors qu’elle va monter sur le ring du Cabaret du Casino de Montréal. La jeune femme qui s’entraîne principalement au Centre Claude-Robillard sous la supervision de Danielle Bouchard, va s’y mesurer à la gauchère roumaine Xenia Jorneac (10-4-0).  

Danielle Bouchard et Kim Clavel

Kim Clavel, qui a gagné rapidement le cœur des amateurs grâce à son style explosif, ne cache pas son ambition de devenir championne du monde. Pour y parvenir, elle a décidé il y a quelques mois de prendre une année sabbatique – elle est infirmière auxiliaire dans l’unité des naissances d’un hôpital de la région de Lanaudière – de manière concentrer toutes ses énergies à son sport.

12 – Mathieu Germain (2 points) – 11e en décembre 2018

Enfin, Mathieu Germain peut dire qu’il fait partie du top 15 mondial de l’IBF. Ça aura pris presqu’un an et trois défenses de son titre nord-américain de cette association. Dans la dernière année, son clan a sans doute eu le goût de jeter aux poubelles cette ceinture, mais, comme on dit, vaut mieux tard que jamais.

Samedi, soit le 28 septembre prochain au Cabaret du Casino de Montréal, il fera la demi-finale du poids lourds russe Arslanbek Makhmudov. Son rival sera le Mexicain Uriel Perez (17-4-0).

13 égalité – Arslanbek Makhmudov (1,5 points) – 15e en décembre 2018

Le grand poids lourds Russe de Marc Ramsay a rapidement été propulsé en finale lors des galas de Eye of The Tiger Management. Ce sera encore le cas le 28 septembre alors qu’il affrontera le Congolais Tshibuabua Kalonga détenteur du titre de champion de l’Union Africaine.

Celui qui a été associé à GYM pendant un court 72 heures devrait aisément poursuivre son ascension en passant le KO à 9e rival consécutif et il pourra éteindre la symbolique ceinture argenté internationale de la WBC. Considérant que c’est généralement pas mal long avant qu’un poids se retrouve face à des défis considérables, ce ne serait pas surprenant que Makhmudov défonce le record de 20 KO consécutifs de David Lemieux.

13 égalité – Shakeel Phinn (1,5 points) – absent depuis juillet 2017

Le puissant brossardois d’origine jamaïcaine a bien rebondi à la suite de son verdict nul lors de son combat contre Dario Brediciean en décembre dernier. En passant le KO à ses deux plus récents rivaux et en mettant la main sur les titres NABF et IBF Nord-Américain, le protégé de Ian MacKillop est en attente de ses premiers classements mondiaux.

La grande question est maintenant à savoir quand aura-t-il l’opportunité de se rebattre? On sait qu’il s’est récemment séparé de son promoteur Yvon Michel. Est-ce que l’on verra Phinn reprendre la route comme il l’a fait à neuf reprises en début de carrière ?

Shakeel Phinn l'emporte le 19 avril

13 égalité – Sadriddin Akhmedov (1,5 points) – Première présence

Le Montréalais de 21 ans d’origine Kazakh fait son entrée dans notre classement. Il est devenu, le 26 janvier dernier, champion du monde junior de la WBC. À son combat suivant, qu’il a disputé dans son pays natal, il a mis la main sur le titre Asie de la WBC.

Sadriddin Akhmedov, qui fut champion du monde amateur junior, était considéré comme « une grosse prise » lorsqu’il a été mis sous contrat par Eye of the Tiger Management, en mars 2018. Force est de constater que sa progression est jusqu’ici fort encourageante. Le jeune homme va remonter sur le ring le 25 octobre prochain à Québec. L’identité de son adversaire n’est pas encore connue.

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